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3 juillet 2008

BOLIVIE carnet de route 2

COL_4500Pour rejoindre La Paz, nous empruntons une très belle route qui circule sur l'Altiplano bolivien entre 3500 et 4000 m avec un col à 4500 m.

Alors qu'à cette altitude les "hommes" s'essoufflent assez vite, les moteurs turbos diesels, même s'ils fument un peu plus, perdent peu de puissance.

Au passage d'un col à 4000 m, nous faisons une halte au gHABIT_TRADrand marché du samedi. Vêtus de leurs habits traditionnels, des familles entières sont descendues des pueblos avoisinants. Par malchance nous achetons du poulet et du poisson cuisiné sur place, probablement dans des conditions d'hygiène déplorable et nous seront malades toute la nuit (pour la première fois du voyage). La prochaine fois on sera plus vigilant !

Dimanche 15 juin 2008

Nous arrivons à La PazLA_PAZ, étrange capitale qui s'étage de 3100 à 4100 m, où il peut faire doux en bas (7° la nuit et 25° le jour en ce moment) et bien plus frais sur l'Altiplano balayé par les vents froids.

Les rues de La Paz sont une suite de montagnes Russes enfumées par les milliers de minibus quiCIREURS peinent et patinent dans les côtes. Les "aboyeurs", nez à la portière, annoncent les destinations dans un vacarme assourdissant. Des dizaines de cireurs hélent le chaland, des centaines vendeuses assisses à même le sol vendent leur production agricole ou artisanale et des milliers d'échoppes envahissent les trottoirs. A La Paz on peut tout acheter à condition d'être au bon endroit. Chacun à sa place : une rue pour les mécanos, une autre pour les pièces détachées, pour les tissus,DES_TISSUS les peintures, les quaincaillers etc.

Avec l'altitude, l'essoufflement au moindre effort, le mal à la tête, nous sommes un peu "vaseux" et ne récupérons pas aussi vite que prévu de notre intoxication.

Lorsque nous arrivons au campingCAMPING_OBERL, en fait le parking poussiérreux de l'hôtel Oberland, nous retrouvons plusieurs voyageurs en 4x4 ou en camping-cars, des Allemands, des Suisses et des Français.

Nous échangeons pas mal d'infos avec nos voisins, les familles http://www.vivresonreve.fr/ et http://latitevadrouille.canalblog.com/  qui voyagent en camping-car avec leurs enfants.

Comme pour tout le monde, c'est le moment de faire quelques révisions, et lorsque je me couche sous le véhicule, je m'aperçois que le support des lames de suspensions arrière est à moitié arraché. C'est vrai qu'il y a 2 jours, sur la piste, nous avons entendu des craquements, mais malgré plusieurs arrêts, nous n'avons pas pu déceler le problème ; et puis le bruit a cessé !

Heureusement, Bruno BRUNOqui voyage depuis plusieurs années à bord d'un camion MAN super équipé, me propose de percer et souder les renforts que je suis allé faire plier chez un serrurier (équipé comme un Africain !). Vraiment sympa ce couple Suisse. Espérons que ça va tenir ! A surveiller.

Nous sommes le 18 juin, 19 heures, il est tant que je quitte le clavier, le taxi nous attend pour aller récupérer Sandrine ENFANTS(une de nos filles) et Guillaume à l'aéroport, qui nous rejoignent pour 3 semaines.

Nous restons encore 2 jours en bas de La Paz, le temps que les jeunes récupèrent et s'acclimatent un peu, car ici pas question de descendre en cas de mal des montagnes, tout l'Altiplano, sur des centaines de kilomètres est entre 3500 et 4500 m d'altitude.

VALL2E_DE_LUNE  A 10 minutes du camping, se trouve "la vallée de la lune" qui est un canyon dont les eaux ont érodé la roche et formé des centaines de cheminées de fée.

A Tiwanaku,TIWANAKU_1 village et ruines pré-Inca qui se trouvent à 70 kms de La Paz, se tient le 21 juin de chaque année le "Willkakuti el retourno del sol", la grande fête du SFAIRE_DES_OFFRANDESolstice qui marque le passage à l'hiver et la fin de l'année agricole. Des milliers de Boliviens arrivent de partout dans la nuit glaciale et attendent le lever du soleil au son des troupes de musiciens qui se relaient toute la nuit, (et un peu d'alcool, il faut bien se réchauffer) pour se rendre sur les ruines et faire des offrandes au Dieu Willika qui préside aux phénomènes de la terre, de l'eau et de l'air.

100_4714En route pour le lac Titicaca, le lac navigable le plus haut du monde (3830 m) et long de 175 km. Pour rejoindre Copacabana, centre de villégiature au bord du lac (à cheval sur le Pérou et la Bolivie), il faut emprunter des bacs en bois qui n'inspirent pas vrON_BENIT_LES_VOITURESaiment confiance.

Ici aussi on bénit les voitures, mais en plus on les décore avec d'énormes compositions florales et chaque membre de la famille les asperge à la bière ! C'est les brasseurs qui doivent être contents !

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BIVOUAC_AU_BORD_DU_LAC

La ville étant tranquille, nous établissons notre bivouac au bord du lac, juste à côté des loueurs de pédalos et envoyons les enfants dans un hôtel tout proche. Pour 4 € la nuit/pers, (les prix démarrent à 1,20 €) faut pas se gêner !

Comme des dizaines d'autres touristes, nous prenons un bateau qui nous emmène au nord de l'île du Soleil. Après plus de 4 heures de marche sur un chemin qui serpente à plus de 4000 m parmi les ruines IncasRUINES_INCAS et nousILE_DU_SOLEIL offre de superbes points de vue sur le lac d'un bleu profond, nous descendons le grand escalier (Inca, évidemment) qui mène au village de Yumani où le bateau de retour nous attend.

Mardi 24 juin 2008

En route pour le Salar d'Uyuni. Après le villageAPRES_LE_VILLAGE de Challapata où nous établissons notre bivouac, le goudron laisse place à 150 kms de piste très poussiéreuse et en travaux, ce qui nous oblige à passer quelques rio à gué.

Entre Jirira et Tahua, nous longeons le nord du Salar et traversons quelques villages fantômesVILLAGE_FANTOME où subsistent églises, maisons et anciens enclos de pierres pour lamas. Heureusement que Claude n'a pas lu le guide avant, il paraît qu'on peut encore trouver d'anciens objets en céramique, en cuivre ou même en or.

.VISCACHES

Quelques viscaches profitent des derniers rayons du soleil pour se réchauffer sur les pierres.

Dans la matinée, alors que Guillaume décide de monter jusqu'au "mirador" pour admirer la vue, je décide, seul, de monter jusqu'au cratère du Volcan TupanaVOLCAN_TUPANA qui de ces 5432 m domine l'immensité du Salar. Ca monte raide, le souffle est court, obligé de s'arrêter tous les 500 m pour reprendre son souffle. Plus j'approche du sommet, plus le vent souffle fort, il fait froid, je ne suis pas assez couvert, il est tard, les autres vont s'inquiéter, après 2 heures de marche éprouvante, j'abandonne juste au dessous du cône de déjection ; j'ai bien fait, la famille était prête à partir à ma recherche.

Le Salar d'UyuniSALAR_UYUNI, situé à 3650 m, est le plus grand désert de sel du monde, 11500 km2 (175 kms du nord au sud), horizon infini, platitude parfaite, juste le ciel bleu et le sol blanc et nous. Sur 40 m d'épaisseur alterne couches de sel et de glaise, certains, qui se sont écartés des traces l'ont appris à leur dépends !

On entre sur le salar par Jirira, mais à cause du vent qui lève une poussière monstre, le soleil est voilé, c'est jour blancJOUR_BLANC, on y voit rien et on se perd un peu. Grâce au GPS on s'aperçoit assez vite de notre erreur et on reprend le bon cap. Ca roule comme sur le goudron sur des traces bien visibles, et arès 70 kms de désert blanc, nous arrivons à l'île d'Inkawasi. Nuit froide, - 5° et le chauffage ne démarre pas. Heureusement, le soleil réchauffe rapidement l'atmosphère et il fait près de 20° à midi. Au petit matin, le gardien de l'île vient nous réclamer une taxe pour le parking ! Du coup nous partons visiter "Isla Grande" (ou Isla del Pescador) qui elle, est déserte et couverte d'immenses cactus.ISLA_GRANDE2ISLA_GRANDE_1

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Si la "piste" vers Cochani ne présente pas de difficultés, il faut quand même éviter les quelques trous d'eau TROU_D4EAUprofonds sous peine d'arrêt brutal !

Arrêt à l'Hôtel de Sel "Playa Blanca"HOTEL_DE_SEL, construit sur le Salar juste avant Colchani. Quelques sculptures de sel, un bar pour boire un verre, et quelques chambres à priori fermées pour cause d'insalubrité. C'est aussi dans cet endroit que les "campesinos" extraient le sel avec des pics et des pelles et l'entassent en petits tas coniquesUYUNI.

Uyuni est un gros village à l'ambiance de bout du monde. Malgré la rigueur du climat, la ville bénéficie d'une animation joyeuse car s'est d'ici que s'organise les tours sur le salar et dans le désert de Los Lipez.

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La seule véritable attraction d'Uyuni est le cimetière des trains,CIMETIERE_TRAINS ou de vieilles locomotives à vapeur finissent leur vie ; ambiance far-west garantie. Dans la soirée, on retrouve la famille Tabert (vivre son rêve) et passons la soirée dans un restaurant autour d'un steak/frite de Lama.

Nous quittons Uyuni samedi à l'heure où tout est encore gelé (7h) et arrivons à la nuit tombante (18h) à Tarabuco. Douze heures de conduite pour seulement 400 kms parcouru, dont la moitié de piste accidentéePISTE_ACCIDENT2E, évidement. La destination, c'est le village de Tarabuco à 60 km de Sucre, où se tient le dimanche un des plus célèbre marché de Bolivie. A notre réveil, tout paraît bien calme, pourtant on nous avait dit qu'à cette ocPETIT_MARCHEcasion, les Indiens Yamparas et Tarabucos arrivaient par camions entiers ! Renseignement pris, c'est jour d'élection dans la province, et toute circulation est interdite pour la journée ! En fait se tient quand même un petit marché qui permet d'apprécier les tenues vestimentaires de chaque ethnie.

Beaucoup d'hommes portent la "montera"MONTERA_JOCQULU en cuir noir qui rappelle les casques de fer portés par les conquiscadores Espagnols. Certaines femmes aussi, mais beaucoup l'on troquée contre la " joq'ullu" avec des perles de couleur couvrant le front.

Dans l'après midi, nous prenons quand même la route en direction de Sucre, mais nous sommes bloqués par la police au péage et devons attendre 18h30, alors qu'il fait nuit noire, pour rentrer dans la ville. Heureusement, munie d'un plan, Sandrine nous guide d'une main de maître jusqu'au parking convoité, malgré les manifestations dues aux élections. Les jeune n'ont plus qu'à prendre leur barda pour rejoindre un hôtel du centre ville.

SucreSUCRE_1, capitale constitutionnelle de la Bolivie, (La Paz n'en est SUCRE_2pas moins la capitale de fait) est un bijou de l'art baroque d'Amérique Latine. Après les rigueurs du climat de l'Altiplano et de ses 4000 m, nous savourons la douceur de la ville (2700 m). Nous achetons quelques vêtements chauds, gants, bonnets, pulls et polaires pour des prix dérisoires, ainsi que quelques belles pièces de tissages qui demandent plusieurs mois de travail.

PortraitsPORTRAIT_1 PORTRAIT_2

Nous devons aussi renouveler notre autorisation de circuler (avec le véhicule) dans le pays. Malheureusement, nous avons un jour de retard, et les douanes, assez strictes, ne l'entendent pas de cette oreille et veulent nous faire payer une amende et nous donner 3 jours pour quitter le pays ! Heureusement, quoique qu'en pense Claude, nous tombons sur un douanier sympa, qui par un artifice nous arrange le coup et nous prolonge notre autorisation pour un mois supplémentaire. Enfin, avec les nombreux aller retour à l'autre bout de la ville, nous y passons la journée.

Mercredi 2 juillet 2008

RTE_MORTLongue journée de route pour rejoindre La Paz avant de continuer vers Coroïco. Pour nous y rendre, nous empruntons la "Ruta de la muerte", la route de la mort, appelée ainsi à cause du nombre prodigieux de véhicules qui chaque année, plongent dans le ravin. Officiellement, c'est la route la plus dangereuse du monde.

Il s'agit d'une descente vertigineuse de 30 km à flan de montagne sur une piste de terre étroite, ravinée par endroits, avec des épingles à cheveux et des précipices de plus de 1000 m à quelques centimètres des roues. Et en plus, on doit rouler à gauche, c'est à dire du coté du vide, afin que le conducteur puisse mieux voir où il met ses roues en cas de croisement ou faire une marche arrière (priorité à la montée comme toujours). Sensations fortes assurées ! D'ailleurs, à la suite d'une pose, certains voulaient continuer à pied !

Située à 1700 m d'altitude, Coroïco est une petite bourgade toBALADESuristique dans les Yungas à mi COCAchemin entre les Andes et l'Amazonie. Son climat tempéré se prête aussi bien à la baignade dans les torrents (brrrr) qu'à des balades vers les cascades ; mais aussi à la culture de la coca.

Le lit d'appoint n'étant pas très confortable, Sandrine et Guillaume vont à l'hôtel El Cafetal ; vue panoramique, très bon restaurant et piscine. En plus, les proprios qui sont Français et très sympas, nous ont trouvé un stationnement proche et plat pour le camping-car; et à Coroïco, vu les pentes inimaginables des rues, c'était pas gagné ! Certaines rues, pourtant pavées, ne se remontent qu'en 4x4 et première courte.

De retour à La Paz nous faisons un stop au garage Peugeot pour faire réparer le ventilateur de refroidissement ; la patronne est agréable et parle français, mais mieux vaut surveiller les réparations !!!

Au "camping" Oberland, nous retrouvons de nouveaux voyageurs (beaucoup de Suisses) et une famille Française " claventure"qui arrive d'Amérique Centrale via la Colombie.

Mercredi 10 juillet 2008

La nuit dernière, nous avons dormi sur le parking de l'aéroport (calme), car ce matin de bonne heure, les jeungaragees ont repris l'avion pour la France.

Nous allons directement au garage Auto Motor tenu par Ernesto, un Suisse Allemand très sympa, pour consolider la réparation de la suspension et changer freins et courroies. Comme il est surbooké, c'est son copain Aldo, un autre Suisse, mais qui parle français, qui s'occupe de nous. Et ce soir, comme les travaux ne sont pas finis, c'est dîner sur les chandelles au garage. Aldo loue des 4x4 avec ou sans chauffeur info@rentacarpetita.com 

Nous visitons aussi le marché aux sorcières où quelques boliviennes vendent des pierres magiques, des potions mystérieuses et des foetus de lama, ainsi que le marché noir où 2 fois par semaine sont vendues des marchandises volées ou de contrebande

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