16.02.08
DEPART et TRAVERSEE
Le départ est prévu pour le 19 janvier 2008
Nous prendrons le bateau le Grande Buenos Aires qui partitra du Havre pour Buenos Aires !
avec la compagnie Grimaldi (contact Mme Catalina à Paris http://www.cargo-voyages.com)
Avant de rejoindre le Havre, nous passons quelques jours près de Blois, chez la maman d’Alain.
Etape près d’Alençon chez nos amis Catherine et Eric Doiteau http://www.aveclesoleil.com/, visite d’Honfleur nuit près du Havre chez d’autres voyageurs Martine et François, rencontré au Botswana et visite d’ Etretat.
Après une dernière nuit sur l’aire de camping-cars du Havre, nous embarquons dimanche 20 janvier 2008 sur le Grande Buenos Aires.
Ce cargo mixte de 214 m de long, à l’équipage italien et indien, qui peut charger 3500 voitures et 1300 containers, relie l’Europe à l’Argentine tout en faisant de nombreuses escales Africaines et Brésiliennes.
Nous sommes 8 passagers à bord, un couple d’Allemands en 4x4, deux amis français, Jean et Pascal, grands amateurs de voyage en cargo, un couple d’Anglais rejoignant le Brésil et nous.
La vie à bord est rythmée par les copieux repas, préparés par Elio notre excellent cuisinier Napolitain, l’apprentissage de l’espagnol, la gym (mais pas trop…) la lecture, et les escales
:
1ère escale à BILBAO, mercredi 23 janvier :
un taxi nous emmène jusqu’à la gare du port de Santurtzi,
et le train jusqu’au centre ville (Abando).
Passage par l’office du tourisme pour récupérer un plan et quelques informatio
ns pour organiser la journée ;
visite du Musée Guggenheim à l’architecture spectaculaire, puis nous marchons le long de la rivière sur une très jolie promenade qui rejoint la vieille ville, son grand marché couvert, ces églises, et ses vieilles maisons avec les balcons en bois…
2ème escale à CASABLANCA (Maroc), samedi 26 janvier
Mouillage au large une bonne partie de la journée en attendant qu'un quai se libère, finalement on accoste trop tard pour sortir en ville. Une cinquantaine de chauffeurs déchargent des voitures neuves dans le plus grand désordre dont certaines restent abandonnées au milieu des containers.
Dimanche, nous sommes autorisés à sortir vers 10 h avec retour obligatoire avant midi. Nous trouvons rapidement un cyber, lisons quelques mails, mettons le site à jour et il est déjà temps de rentrer. Comme à toutes les escales, Pascal achète des cartes postales et envoient celles de l'étape précédente, toute une organisation.
Navigation durant 3 jours, calme plat, beau temps, et quelques dauphins.
Nous profitons des ces longs moments pour lire nos guides et regarder les cartes pour préparer notre itinéraire. Nous sommes dans l'hémisphére sud et les saisons sont inversées, on pense donc commencer par le Brésil ; mais pas facile de programmer un itinéraire, ce pays est grand comme 15 fois
3ème escale DAKAR (Sénégal), mercredi 30 janvier
Nous arrivons dans la baie de Dakar vers 17h, attendons le « pilote », passons devant l'île de Gorée,
et accostons vers 18 h 30.
Rapidement des « aconniers »montent à bord, déchargent quelques véhicules pour Lagos et descendent les vieilles voitures à destination Conakry pour les mettre à l'intérieur.
Grand va et vient de véhicules descendus à la grue
à l'aide de berceaux en métal...
Comme il fait nuit « noire », nous préférons attendre demain pour aller faire un tour en ville. Nos amis allemands et anglais sortent vers 21 h boire un verre à terre et rentrent vers minuit.
Pascal nous prépare un programme de visites pour le lendemain, mais vers 6 h 30 du matin, mouvement du bateau, nous pensions juste changer de quai. Lorsque je me lève pour retrouver Pascal et Jean, nous constatons que le bateau s'en va, la visite à Dakar est finie avant d'avoir commencé. Nous sommes très déçus...
4ème escale à CONAKRY (Guinée), vendredi 1 février, beau 25°
Nous obtenons un visa de transit pour 6 €, nous prenons un taxi (1$) pour rejoindre le Novotel, Pascal voulant acheter la presse et des cartes postales. Nous revenons à pied au port,
et nous retrouvons les grands frères,
et petites soeurs dans une ambiance joyeuse et sympathique.
Le déchargement prend toute la journée, car de nombreuses voitures ne démarrent pas et doivent être poussées,
c'est un peu la pagaille mais absolument pas de scène de pillage comme on nous l'avait dit.
En fin de journée nous reprenons la mer, 4 jours et demi pour traverser L' ALTANTIQUE.
Nous passons l'Equateur, comme le confirme les cartes de la passerelle et c'est l'occasion de rassembler l'équipage pour le traditionnel «barbecue ».
5ème escale à SALVADOR DE BAHIA (Brésil), mercedi 6 février
Arrivée vers 11h, attente en rade à 2 km tout le reste de la journée ; c'est encore« cuit » pour descendre à terre. Trop de bateaux de croissière monopolisent les quais pour le carnaval. Nous accostons vers 20h, déc
hargement de 200 Range Rover pendant la nuit, et départ à 8h.
6ème escale à RIO DE JANEIRO (Brésil) samedi 9 février, chau
d
Départ tous ensemble en taxi pour un tour de la ville. Montée au Christ Rédempteur, 700 m de dénivellé.
Au sommet, nous rencontrons même des cyclistes avec le maillot du Tour de France.
Visite de la lagune et des célèbres plages Ipanema,
Copacabana ...
Le temps de faire un peu de shopping pour certains et c'est déjà l'heure de rejoindre le bateau au bout des quais interminables et bien cabossés.
Pendant que nous nous balladions ils ont chargé 2300 Citroen et WV pour l'Argentine
7ème escale à SANTOS (Brésil), dimanche 10 février, très chaud, orages le soir
Arrivée dans la baie pendant la nuit, remontée du rio en début de matinée ce qui nous permet de profiter d'une vue splendide de la ville, du bord de mer avec ses grandes tours, des kilomètres d'anciens docks.
Dans l'après-midi, nous visitons les anciens quartiers à bord d' un petit train 
qui passe devant la bourse du café et les batiments historiques.
Nous prenons ensuite le funiculaire qui nous hisse au sommet Mont Serrat, vue panoramique de la ville.
Nous reprenons la mer dans la nuit après avoir chargé des « Gol » de VW, des Iveco et de nombreux containers.
De nouveau deux jours de mer, le vent est plus fort.
8ème escale à ZARATE (Argentine) Zarate est située à 60 km de Buenos Aires, nous devons remonter le Rio de la Plata puis le rio Parana. Assez impressionnant de passer devant les petites baraques des pêcheurs avec notre bateau de 32 m de haut. Grande plateforme pour les cargos, parking de 40 000 voitures, assez incroyable, toutes marques Fiat, Renault, Peugeot, VW, etc... Nous déchargeons les voitures du Brésil pour en reprendre d'autres !!!
La ville est assez loin, nous prenons un taxi, petite ville tranquille, banque, Internet.
Nous arrivons à Buenos Aires le vendredi 15 février 2008
La suite sur ARGENTINE carnets de route
19.02.08
ARGENTINE CARNETS DE ROUTE
merci à http://www.1clic1planet.com pour ces cartes
L'ARGENTINE EN BREF
39 millions d'habitants
.
5 fois la superficie de la France
.
capitale : Buenos Aires dite Capital Federal
.
religion : catholique
monnaie : peso argentin
Vendredi 15 février 2007
Après 27 jours de mer, c'est enfin l'arrivée à Buenos Aires. Beau temps, mer calme, seulement un jour ou ça bougeait un peu.
Une fois les formalités de douanes accomplies sur le bateau, nous pouvons quitter le port. Nous passons notre première nuit sur le parking Buquebus, tout de suite au Sud du Port, proche du centre mais trop bruyant à notre goût.
Samedi 16 février 2007, premiers pas dans les rues de Buenos Aires, il fait chaud et c'est un peu grand, muni du plan nous arpentons les principales rues.
L'après-midi nous passons devant le camping-car de la "Tortue Sélène" http://www.latortueselene.com nous leur laissons un mot et nous repassons le soir, mais il y a toujours personne.
Nous filons à Tigre
, immense delta marécageux aux portes de Buenos Aires.
Après avoir bien cherché nous arrivons tard au camping de l'Hirondelle, accueil sympa des proprios mais confort rudimentaire.
Le dimanche, dès 10 h le coin est envahit par les familles, les pêcheurs, les barbecues et la fumée. Nous fuyons... et rejoignons La Tortue à Buenos Aires, et c'est la RENCONTRE.... (quartier Puerto Madero)
Dimanche 17 février, et reste de la semaine.
Nous effectuons diverses formalités, banque, assurance, nous cavalons de bureau en bureau et finalement nous trouvons chez Allianz, l'assurance pour le camping-car et la moto.
Vendredi, c'est repos forcé pour cause d'averses. Nous sommes toujours avec la Tortue, cours de perles pour les enfants, Océane et Timothée
, 
et Pastis pour les parents
eh cong !
.
Depuis hier, la plaque de cuisson Wallas ne fonctionne plus, mais avec Internet nous trouvons un réparateur à San Isidro, (Nord de BA) rendez-vous est pris pour lundi.
Samedi 23, nous nous rendons à la Boca, quartier pittoresque et coloré.
Nous passons près du c
élèbre stade de foo
t, et rentrons à pied à nos camping-cars.
Nous traversons les digues pour nous rendre à San Telmo, quartier des Antiquaires. Le dimanche, sur la rue Defensa, de la plaza d'Orrego à la Plaza de Mayo, des centaines d'artistans vendent leurs produits, colliers, peintures, bijoux , de nombreux artistes font leur show : chanteurs, jongleurs, danseurs de tango,
poètes, mimes, et plus tard dans la soirée, la rue est envahie par les défilés et les parades.
Lundi 25 février, par email, toujours en Wifi depuis le c-car, on apprend que les "Apprentis Voyageurs", http://louves.canalblog.com/ des haut-savoyards comme nous, viennent d'arriver du Mexique. Bruno, Sylvie et leurs deu
x enfants ont pris une année sabbatique et visitent les Amériques du Nord au Sud.
Nous avions déjà communiqué avec eux par internet à l'automne dernier. Nous achetons quelques pizzas, de bonnes bouteilles et improvisons un pique-nique dans le parc qui jouxte notre "camping".
Tout le monde a plein d'histoires à raconter et des infos à échanger.
Mardi 26, le temps est chaud mais couvert. Le réparateur de la plaque de cuisson a bien diagnostiqué la panne, Alain aussi, mais la pièce n'est pas en stock, elle devrait arriver d'ici deux ou trois jours. En attendant, on est bloqué à Buenos Aire.
Pendant que nos voisins sont occupés à faire l'école à leurs enfants, nous faisons une
grande marche dans la réserve
naturelle écologique de Costanera. Immense réserve à deux pas de chez nous, au coeur de la ville en bordure du Rio de la Plata, (Baie de Buenos Aires).
Mercredi 27, dans l'après-midi, nous avons la visite d'un couple d'expat français qui habite juste en face. Ils viennent d'avoir des triplées et sont un peu débordés mais nous offrent quand même leur assistance... c'est bien sympa.
La Tortue, les Apprentis et nous, décidons de partir en week-end à la campagne, la ville ça commence à nous fatiguer et nos amis veulent plus de place pour que les enfants puissent s'amuser.
Nous prenons la route de Lujan, plein ouest et faisons un petit stop pour faire des courses dans notre enseigne préférée. 

A Lujan nous visitons la Cathédrale, magnifiquement rénovée.
La pluie gache un peu la fin d'après-midi. Nous rejoignons le camping de l'Automobile Club Argentin malgrè son prix élevé. Le lendemain, lorsqu'on se présente à la piscine ils nous annoncent qu'il faut une « révision médicale » ; que nous n'avons pas le temps de faire car une grosse averse stoppe toute activité.
La "Tortue Célèbre" qui veut partir pour le MEXIQUE, cours à travers la ville pour organiser le transport du camping-car et acheter les billets d'avion pour toute la famille.
Les apprentis vont partir pour le Sud de l'Argentine, et nous, nous espérons partir pour l'Uruguay au plus vite....
La vie dans notr
e quartier à Puerto Madero : de nomb
reux films sont tournés dans le"coin" et en 10 jours c'est la deuxième équipe de cinéma, sur place nous profitons des cones pour garder la place de "camping" de la "Tortue"
Tous les quartiers de Buenos Aires ne se ressemblent pas, ici on a plutôt à faire au
x
promeneurs de chiens et aux sportifs, tandis que deux blocs plus loin ce sont les ramasseurs de cartons et trieurs de poubelles qui officient.
La plaque de cuisson étant enfin réparée, on va enfin pouvoir « s'arracher », il faut dire qu'on commençait à prendre racine.
Direction l'Uruguay. On pensait prendre la route mais les deux premiers ponts qui traversent le Rio Uruguay (rivière qui sert de frontière entre l 'Argentine et l'Uruguay) sont souvent fermés à la circulation. Les argentins accusent leurs voisins de polluer la rivière avec leur nouvelle usine de pâte à papier et donc bloquent les ponts.... résultat, environ 800 km à parcourir pour rejoindre Colonia en Uruguay, vue la distance nous choissisons d'embarquer sur un ferry qui traverse le Rio de la Plata (Baie de Buenos Aires) et rejoint Colonia en trois heures.
Séjour de 22 jours. Dépenses : 800 €
Kilométres parcourus : 500
La suite en Uruguay
13.03.08
URUGUAY carnets de route
superficie 186 900 km2, soit un tiers de la France
capitale Montevideo
3 millions d'habitants
activité agricole : élevage
monnaie : peso uruguayen
vendredi 7 mars 2008
Les douanie
rs nous souhaitent la bienvenue, et
voudraient bien en savoir un peu plus sur notre voyage mais notre espagnol est encore un peu limité, mais on a bon espoir que cela change.
Après la foule et l'agitation de Buenos Aires, Colonia del Sacramento (Colonie du Saint Sacrement) paraît bien endormie. Ses maisons basses, ses places ombragées, ses ruelles hors du temps, ses voitures d'un autre âge invitent à la flanerie.
Au milieu de la ville la nature est
étonnante, les petites fleurs poussent entre
les pavés, et les arbres au milieu des toits.
.
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Du haut de ces 34 mètres, le vieux phare construit en 1857 domine la ville his
torique, la plazza Mayor (notre camping) et les plages du Rio de la Plata. 
Le week-end les visiteurs argentins sont nombreux à déambuler dans les ruelles.
Notre planisphère fait sensation, et certains en profitent pour réviser leur géographie. La journée c'est marrant, au petit matin ça nous réveille ....
10 mars 2008
Notre route traverse
des grandes fermes d'élevage, et nous arrivons à Montevideo, la capitale.
La ville est très aérée, avec de grandes avenues. Nous faisons une courte promenade, le temps d'admirer les belles bâtisses du siècle dernier.
Aujourd'hui le torchon brûle, enfin il a brûlé, mais pour de bon
....
Lorsque nous revenons de notre ballade une épaisse fumée s'échappe du véhicule. En partant, j'ai allumé la plaque de cuisson par inadvertance, et le torchon qui était dessus s'est entièrement consummé, encore une chance qu'il ne se soit pas enflammé sinon c'était déjà la fin du voyage. Evidemment je n'ai pas eu les félicitations, et manqué de peu le renvoi. L'odeur est tenace mais le vent du large en viendra bien à bout.
Après Montevideo, nous faisons une halte le long des immenses plages à El Pinar, (Neptunia) et pourtant depuis Buenos Aires nous avons laché la bouteille !!!...
Voilà trois jours que
l'on stationne sur le parking de la « Playa Verde ». Le coin est tranquille, l'eau encore bonne (24°) et le soleil au rendez-vous. Nous avons un voisin Uruguyen avec sa « casa rodante », et c'est vrai qu'à côté la notre semble bien minuscule !.. 
Les habitants du quartier sont venus nous rendre visite et proposer leur aide, (eau, etc..) mais quand on leur dit « no entendo » ils continuent à nous parler comme si de rien n'était... il y a même un voisin qui est venu tondre l'herbe autour de chez nous, ils sont vraiment incroyables ces uruguyens.
Je vous avais bien dit qu'on allait progresser 6 mots d'espagnol en deux phrases et ce n'est qu'un début.
Les maisons, cachées dans la verdure sont parfaitement entretenues. Elles ont toutes une architecture différente, des couleurs étonnantes, et construites avec tous les matériaux possible (bois, brique, pierre, tôle, béton).
Le coin nous plait bien, dommage que ce soit si loin.
Ne croyez pas que toutes les voitures ressemblent à celles-ci. La plupart des marques européennes sont représentées, VW, Peugeot, Citroen, Renault, etc... Celles qu ils préfèrent sont les modèles fabriqués en europe et non pas dans les usines sud-
américaines.
Partout en Uruguay, on croise les personnes avec leur nécessaire à Maté (boisson nationale à base de plante que l'on fait infuser dans une calebasse évidée et que l'on aspire avec une « bombilla » (pipette en métal muni d'un filtre) à la plage, en ville, au bureau...
Des ponts qui donnent le mal de mer,
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la main de Punta del Este qui vous salue
Nous continuons à lo
nger la côte et bivouaquons sur le parking de « l'Armada Nacional »à deux pas du phare de Jose Ignacio. Dans la matinée nous discutons avec des retraités Parisiens qui viennent passer « l'été » dans leur villa. Le village est minuscule mais dans la soirée nous arrivons quand même à nous connecter à internet en Wifi ! ! !
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Nous quittons la côte pour nous diriger vers la montagne. Enfin quand je dis « montagne » il s'agit plutôt de collines verdoyantes avec quelques affleurements rocheux. Le toit de l'Uruguay culmine quand même à 530 mètres.
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Beaucoup d'élevage dans les campagnes, moutons, vaches et chevaux quelques fois sur fond de palmiers.
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Dans la petite ville de Rochas la sono ambulante est écolo...
19 03 08
Après quelques kilom
ètres de piste roulante nous arrivons aux grottes de Salamanca. Zone de camping « nature » au calme au pied de la colline. Petit circuit pédestre qui permet de visiter des abris sous roche et de grimper jusqu'au sommet de la « montagne ».
Valizas : petit village de cabanes au mileu des dunes. Ca nous fait penser à Beauduc en Camargue. .
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Cabo Polonio : village de pêcheurs investit par quelques routards amoureux de la nature.
Lieu de ballade originale accessible uniquement à travers les dunes et la plage à bord de vieux camions 4x4, ici la Tortue Ninja, décidemment on rencontre souvent des tortues célèbres....
Pas de voitures dans le village, seulement des charettes pour faire les livraisons....
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23 03 08
Parc national de Santa Teresa : immense parc valonné en bordure de mer, avec des aires de camping agréables. Nature exubérante, allées de palmiers majestueuses, serres du début du siècle dernier, bassins, volièr
es...
Après 15 jours de cours, c'est de nouveau les vacances (de Pâques), et les surfeurs, surtout des Brésiliens, s'en donnent à
coeur joie.
Ici, par besoin de ceintures de sécurité, ils ont les "bébé airbag"
Le 26 mars 2008, nous quittons l'URUGUAY, petit pays tranquille, appelé la Suisse de l'Amérique Latine. Pays sur, propre, climat tempéré, population très accueillante, côte agréable, prix doux, pas étonnant que des "Médecin" viennent s'y réfugier. Après 5 minutes de formalités les douaniers nous souhaitent "Bon voyage" en francais et nous entrons au Bresil.
Séjour de 18 jours. Dépenses : 300 €
Kms parcourus : 900 km Total cumulé: 1400
Le voyage se poursuit au Brésil
26.03.08
BRESIL carnets de route
Capitale : BRASILIA
Superficie : 8 511 965 Km2, divisés en 26 Etats
Population : 186 000 000 habitants
Monnaie : real Religion : 75 % catholique
langue officielle : portuguais du Brésil
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26 mars 2008
Après 15 minutes de formalités les douaniers nous souhaitent « bon Voyage ». Comme il est interdit d'entrer avec des
produits frais, (fruits, viande, oeufs), nous planquons tout, mais en fait personne ne nous contrôle.
Sur la route de Rio Grande, quelques Capybara se prélassent dans les lagunes, ce sont les plus gros rongeurs du monde de la taille d'une chèvre.
En attendant, nous avons bien failli tomber en panne de gasoil, notre dernier plein datait de Buenos Aires (1100 km).
Nous quittons Rio Grande par le pont des français, puis nous circulons sur la plage, comme tout le monde, pour rejoindre Cassino.
Ce soir, nous
allons au camping, les habitations des quartiers péripéhriques ne nous inspirent pas confiance. En plus, argentins et uruguyens nous ont recommandé la prudence au Brésil.
C'est vrai qu'avec 55 000 meurtres par an, ce n'est pas le pays le plus sûr.
Au Brésil,
nous roulons beaucoup, le pays est grand comme 15 fois la France, et les sites à visiter sont très dispercés. Dans les nombreux offices du tourisme, le personnel accueillant nous donne beaucoup d'explications mais déjà qu'en Espagnol nous ne comprenions pas grand chose, en Portuguais, nous ne comprenons rien du tout, mais ils nous fournissent des cartes et des plans qui nous sont souvent bien utiles.
Dès que nous attaquons la montagne, le temps devient orageux et c'est
sous la pluie que nous arrivons au Canyon d' Itaimbezinho.
Aujourd'hui, 40 km de piste pour rien, lorsque nous arrivons au Canyon de Fortaleza, le brouillard est tellement important qu'on n'y voit pas à 5 mètres.
Etape au camping de la
Poussada Corucaccas,
sur la piste nous croisons quelques gauchos, (cow boy Brésilien)
29 mars 2008, enc
ore un anniversaire, tant que je ne prends pas de « dizaine », c'est cool.
Nous rejoignons la côte à Laguna, petit centre historique bien conservé
, belles plages de sable,
et endroit idéal pour observer les dauphins et les baleines franches.
N
ous passons quelques jours sur
la côte près de Florianopolis dans le jardin de Fabienne et Alain,
http://www.hylas.ws des grands voyageurs, eux aussi.
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Après avoir parcouru le monde pendant 13 ans à bord d'un voilier, et ensuite avec leu
r S-Kargo, ils ont décidé de poser leurs sacs dans cette magnifique baie.
Nous apprécions beaucoup la cuisine de Fabienne dont son poulet sauce «coco », et la Caïpirinha, préparé par Alain (cocktail à base de citron vert et de rhum blanc), mais il faut bien reprendre la route.
Dimanche 6 avril, après une journée sur la presqu'île de Floripa où nous avons profiter de la plage
de sable, nous repassons en ville, nous nous arrêtons
le long d'une avenue où se donnent rendez-vous les propriétaires de coccinelles. (construites sur place en très grande quantité pendant des
années).
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San Francisco de Sul, petite presqu'île bien tranquille, petit centre historique ave
c son église, ses rues colorées.
Alain a rencontré une Sirène.
Nous admirons ces deux magnifiques sculptures érigees pour fêter les 500 ans de la découverte de l'île .
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Depuis que nous remontons vers le Nord du Brésil, nous constatons que la population est plus colorée.
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GUARATUBA
, petite cité
balnéaire, le Christ dominant la plage, et l' Eglise ancienne.
Nous prenons un bac pour changer de rive et approcher d'une réserve écologique.
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Le temps de visiter Morretes, mais
nous avons préféré
Antonina (son théâtre).
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Mercredi 9 avril,
nous faisons une randonnée dans la forêt humide de Porto de Cima, le temps d'observer quelques papillons
, fleurs,
oiseaux. .
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Nous quittons la réserve par l'ancienne allée pavée Gracioza qui rejoint la BR (autoroute) direction Sao Paulo - Santos que nous traversons en longeant les plages.
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Nous nous arrêtons à Paraty, jolie petite cité coloniale intacte, avec ses rues pavées de grosses pierres irrégulières. 
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Nous faisons étape au camping face à la plage, ce qui nous permet de sortir le Zodiac pour explorer la baie, les nombreuses îles et les plages désertes.
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Alain en profite pour faire quelques réparations, étanchéité des fenêtres, collage du cadre de la porte, modification du faisceau électrique.
Après 6 jours de plage, et un arrêt à Recreio dos Banderantes, (40 km avant Rio) nous rejoignons Rio de Janeiro.
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Suivant une indication de la famille
Marais (périple vert) nous bivouaquons sur le parking du Pain de Sucre devant l'Ecole militaire et la petite plage de Vermelha.
Ceci permet d'être au coeur de la ville dans un endroit sécurisé.
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Profitant du temps clair nous montons au Pain de Sucre (Pao d'Azucar) par
deux téléphériques sucessifs. La vue est exceptionnelle, et nous comprenons mieux la topographie particulière de la ville construite entre les collines.
De loin, nous voyons le Christ Rédempteur sur le Corcovado qui domine la ville du haut de ces 700 m, les favelas et les fameuses plages dont Copacabana. À gauche sur la photo
Comme le dimanche le quartier commerçant appelé Centro est désert, nous attendons le lundi pour nous y rendre.
Mais pas de chance, à part des gamins qui font leur toilette dans le caniveau, qui font sècher leur linge au dessus des grilles du métro, toutes les boutiques sont fermées. Nous ne nous attardons pas dans ce quartier peu sur. Nous apprenons plus tard que c'est un jour férié.
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A proximité, il existe le départ d'un antique tram
qui nous emmène dans le quartier de Santa Téresa, une seule voiture qui brinquebale à l'assaut de la colline.
Très pittoresque.
A midi, nous mangeons dans un res
taurant typique avec Jean-Louis et Cathy qui naviguent autour du monde à bord d'un catamaran. En resdescendant, nous flânons autour de la Plaza Floriano, découvrons son théâtre municpal construit en 1906 dans le style de l'Opéra de Paris.
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Un petit clin d'oeil : si vous avez oublié votre numéro de téléphone favori, vous en trouverez plein à l'intérieur des cabines téléphonique
s....
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La nationale 102 se faufile entre les dunes de l'océan et la lagune d'Arauama sur plusieurs dizaines de kilomètres. Lorsque que le soleil à fini d'évaporer l'eau salée amenée par les éoliennes, les saliniers ramassent le sel qu'ils stockent sous de grands hangars.
Arrivés à Cabo Frio (le cap froid ! !) où il fait toujours aussi chaud, nous allons
au Camping Clube do Brasil. Situé au bord du canal qui relie la lagune à l'océan, (c'est peut-être pour ça qu'il y a tant de moustiques) il est assez éloigné du centre ville et des plages, mieux vaut être motorisés.
Après avoir gonflé le zodiac, nous sillonnons les canaux, les ports et les marinas. Si 35% des brésiliens sont pauvres (ça fait quand même plus de 60 millions de personnes), d'autres vivent dans de superbes villas avec le yacht amarré au ponton ou l'hélicoptère posé sur la pelouse.
Construit en 1696, le couvent et l'église « Notre Dame des Anges » d'architecture typiquement franciscaine, domine la ville et ses canaux.
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Pour rejoindre les plages un peu éloignées, nous enfourchons notre Dax Honda. Les gens sont tellement surpris de nos voir circuler sur cette mini moto qu'ils nous regardent comme des bêtes curieuses. Dès que nous nous arrêtons ils viennent nous faire de grands discours (auxquels on ne comprend rien) et lèvent le pouce pour dire que c'est super.
Certaines plages comme Conchas
forme un cercle presque fermé, d'autres comme Prainha se terminent contre les rochers, mais toutes sont de sable blanc fin comme de la farine. Malgré la période tardive, durant le week-end, les plages sont noires (enfin café au lait) de monde.

Des dizaines de camelots arpentent les plages pour vendre vaisselle, noix de coco, glaces, lunettes, boissons, colliers, crevettes, sandwichs, ballons, cerf volants...et toutes sortes de vêtements et pourtant, un rien les habille. D'ailleurs, même en ville les tenues sont légères ; pour le plaisir des yeux.
On ne comptait
rester que deux ou trois jours à Cabo Frio, mais avec toutes ces balades, la bronzette, les courses, quelques travaux d'entretien, surtout le renforcement de l'isolation du réservoir d'eau chaude, on a fini par y passer la semaine !
La légende raconte que Buzios a été découverte par Brigitte Bardot dans les années 60. C'est sûrement vrai puisqu'elle est toujours là, assise sur sa valise en carton, face à la mer, à regarder les pêcheurs (en bronze) qui relèvent leurs filets. 

A part le "Centro" qui n'a rien d'extraordinaire, le reste de la ville est dispersé le long d'un labyrinthe de petites rues pentues. Mais Buzios, c'est surtout une péninsule très découpée, accidentée, sauvage et cernée de 26 plages pas toutes faciles à atteindre avec un camping car. On est bien contents qu'il ne soit pas plus gros.
Ici le buggy est une vraie religion, il permet de passer partout et aux
pécheurs (amateurs
) de rouler sur les plages. Et pas de problème pour les pièces détachées, Volkswagen est toujours la marque N°1 au Brésil et les vieux combi dont la production a été arrêtée depuis 30 ans en Europe a toujours l'air de se poursuivre ici.
La route serpente entre l'océan et les collines recouvertes de caféiers. Dans le sud les nombreux ralentisseurs qui jalonnent les villages étaient bien signalés, mais ce n'est plus toujours le cas et malgré notre surveillance assidue et des coups de freins brutaux, on se prend quelques fois de sacrés vols planés. Malgré les ponts cassés qui ne sont pas signalés non plus, aujourd'hui on a bien roulé. 
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En fin d'après midi, on arrive au camping de Guarapari situé au bord d'une petite plage (presque) privée.
Depuis 6 semaines que nous sommes au Brésil, c'est seulement la deuxième fois que nous rencontrons des voyageurs. Jean-Pierre et Esther
sillonnent l'Amérique du sud depuis trois ans à bord de leur Toyota. Nous qui pensions que c'était le meilleur véhicule pour les voyages au long cours, ils ont eu pleins de soucis mécanique et on même failli rentrer car ce véhicule étant inconnu ici, personne ne voulait ouvrir le moteur. Nous on s'en fout, on roule en Fiat, ici ils connaissent (deuxième marque au Brésil) et en plus tout marche bien. Pourvu que ça dur, ça ne sera sûrement pas toujours le cas.
Le « guide du routard » écrit que dans cet état il n'y a pas de problème de sécurité. C'est sûrement parce qu'on vient d'entrer dans l'état du Saint Esprit (Espirito Santo). Bon, nous on va quand même faire un peu attention car on a des amis qui se sont fait braquer sur la plage par une bande de gamins .http://lesderoutes.com.
Ca y est, nous avons quitté la côte et le "Saint Esprit" pour rejoindre les collines où pousse le café. Café, Brésil, vous voyez le rapport....parce que celui que vous buvez au petit déjeuner vient surement d'ici. Mais l'état du Minas Gerais (mines générales), c'est avant tout le premier producteur de minerai de fer, d'or et de diamant.
Villa Roca (ville riche), fut fondée au XVIIieme. Mais après la découverte des premières pépites d'or qui étaient recouvertes d'une pellicule noire d'oxyde de fer, la ville fut rebaptisée Ouro Preto , Or noir.
Nous nous arrêtons au camping à l'entrée de la ville. A part notre camping-car, il y a deux tentes. Avec l'altitude (1200 m), il n'y a plus de moustique, mais il a fallu remettre la couette, car si les journées sont chaudes et ensoleillées, les nuits sont fraiches (13°).
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Sur la place centrale, s'élève la statue de Tiradentes, qui reste encore aujourd'hui, un symbole pour tous les Brésiliens.
C'est à Ouro Preto, vers 1790, qu'il commença la lutte pour l'indépendance du pays, mais avant que l'insurrection fromentée ne se produise, il fut arrêté et pendu sur la place qui porte maintenant son nom.
Au début du XVIII ième siècle, le congolais Chico Rei fut vendu comme esclave pour travailler à la mine d' Ouro Preto. Après quelques années, cette mine qui ne donnait plus d'or fut cédée à Chico qui peu après y trouva.......de l'or, tellement d'or qu'il racheta sa liberté et celle de son clan.
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Avec toutes ces richesses, la ville connut un développement rapide se couvrit de riches demeures, de fontaines sculptées et d'une quinzaine d'églises à la décoration somptueuses. L'Igreja Nossa Senhora do Pilar
est un exemple parfait de l'art baroque rococo avec ses colonnes et ses arches surchargées d'anges, d'arabesques et de frises florales. Croulant sous les matériaux précieux, elle aurait nécessité plus de 430 kg d'or.
Ouro Preto est une très jolie bourgade qui a gardé ses maisons coloniales, ses façades colorées, ses fontaines, ses toits de tuiles patinées et ses encadrements de fenêtres colorés.
Mais le plus fou, ce sont ses rues pentues. On avait jamais vu ça, elles sont tellement pentues que certaines ne circulent que dans un sens et la plupart des piètons montent en zig zag comme on fait en montagne. Même notre petite moto a bien de la peine et Claude est obligée de descendre car lorsque je monte, elle se cabre et devient incontrôlable, (la moto, évidemment).
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C'est proche de Mariana (à 12kms d'Ouro Preto) que fut trouvée la première pépite d'or. Après plus de 35 tonnes d'or extrait, la mine de Passagem ferma ses portes en novembre 1985. C'est en empruntant les wagonets brinquebalants mus par un treuil à air comprimé (d'époque) que l'on descend à 130 mètres sous terre; ambiance Indiana Jones garantie.
Des immen
ses galeries qui parten
t dans tous les sens, étaient extraites des roches, qui une fois remontées à la surface, concassées et lavées, laissaient apparaître l'or.
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Aujourd'hui, nous avons bien roulé.
Malgré les nombreux camions et quelques tronçons de goudron déformés, nous ayons parcouru plus de 360 kilomètres de route de montagne pour rejoindre Diamantina. Comme son nom l'indique, du diamant à été découvert ici début du XVIII ième.
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Cette petite bourgade aujourd'hui un peu oubliée a gardé ses ruelles grossièrement dallées
, ses balcons en fer forgé, ses fontaines et ses maisons
groupées autour de son vieux marché.
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Jeudi 8 mai 2008
La route qui nous conduit vers Brasilia traverse des paysages vallonnés
alternant garrigues et de pâturages. Pas facile de faire du camping sauvage malgré ces grandes étendues presque vierges. On a l'impression que les premiers colons qui sont arrivés, sont allés acheter des piquets et des barbelés et ont clôturé tout ce qu'ils ont pu.
D'ailleurs chaque fazenda (ferme d'élevage) fait des milliers d'hectares.
Du coup, le plus simple pour nous (pas forcement le plus silencieux),
c'est de bivouaquer avec les routiers dans les "Postos". Dans ces stations service, on peut tout faire, se laver (douches, wc), boire et manger (plusieurs bars/restaurants), dormir à l'hotel, faire ses courses, aller chez le coiffeur, regarder la télévision et éventuellement prendre du carburant.
On avait bien pensé aux motels, plus calmes et plus discrets, mais comme le suggère les enseignes, ils sont plutôt réservés aux plaisirs galants. N'allez pas croire que les Brésiliens sont plus "galants" que les autres, mais ici les familles sont nombreuses et les couples légitimes ou non n'ont pas forcément d'endroit où se faire des calins !
Surprenante BRASILIA : Utopie ou génie ? Toujours est-il qu'en 1960 le Président J K (Juscelino Kubitschek) se lance dans le plus grand projet des temps moderne, un projet pharaonique : créer la nouvelle capitale d'un pays de plus de 180 millions d'âmes. 1000 jours plus tard, pari gagné, Brasilia était née
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Dans le but de décongestionner la côte et pour démontrer la volonté du gouvernement de développer toutes les régions du Brésil, la région du Sartao, pauvre et perdue aux confins de l'Amazonie fut choisie .
Au début, il fallut défricher des milliers de kilomètres carrés, créer des routes (les premiers bulldozers furent parachutés) et creuser un lac de 42 kilomètres de long.
Dans le projet de l'architecte Oscar Niemeyer, Brasilia devait symboliser le mode de vie futur idéal. Vu du ciel, le plan de la ville rappelle celui d'un avion. Le fuselage est "l'axe des monuments publics" et d' immenses espaces verts cernés par de gigantesques avenues. C'est la que s'élèvent les monuments à la gloire de JK, de Niemeyer, la cathédrale, les ministères (7 blocs de chaque côté, tous pareil, pas de jaloux!) et les autres institutions.
Au niveau de la gare routière, partent les ailes le long desquelles s'alignent les blocs d'habitations, chacun conçu pour loger 3000 personnes et toute la vie nécessair
e à la vie des habitants.
C'est la cité du gigantisme : voies de circulations, échangeurs pour éviter les feux, les pelouses et bien sur les distances. D'ailleurs on ne marche pas dans Brasilia, on circule en voiture ou en bus.
Les constructions sont souvent pleines de symboles. Niemeyer disait : "j'ai éloigné les colonnes des palais, je les ai faites avec des courbes et des droites qui permettent au public de se promener entre elles".
Conçue pour 400 000 personnes au départ, Brasilia compte aujourd'hui plus de 2 millions d'habitants, et Oscar (Niemeyer) qui aura 101 ans cette année, comptemple son oeuvre.
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Le camping officiel, aux dimensions pourtant imposantes a l'air fermé depuis quelques années, et c'est donc dans le jardin de l'Auberge de Jeunesse voisine que nous séjournons. A part un Suisse qui circule en bus et en avion, toujours aucun voyageur à l'horizon. Heureusement, il y a Internet à discrétion et cela nous permet de communiquer avec d'autres amis voyageurs et de mettre le site à jour.
26.05.08
BRESIL suite
Agricole, c'est le mot qui qualifie le mieux les régions que nous traversons entre Brasilia et Cuiaba. C'est la Beauce du Brésil, mais une Beauce qui commencerait à Marseille et se terminerait en Belgique (1100 kms). Paysage monotone légèrement valonné couvert de cultures de canne à sucre, de soja, de coton et de maïs. Et de la canne à sucre et du soja, il en faut, car ici, de nombreux automobilistes roulent à l'alcool (de canne), presque moitié moins cher que l'essence, et le soja est mélangé au gasoil pour faire du biodiesel.
Plusieurs fois nous avons vu des avions qui volaient au ras du sol pour traiter des champs de plusieurs kilomètres carrés.
De temps à autre un bouquet d'arbres
laisse deviner les bâtiments de la fazenda (ferme), qui du fait de l'éloignement de toute facilité, ressemble plus à un petit village. D'ailleurs, les fazendas, qui sont des domaines privés sont notés sur les cartes routières. Ca fait toujours un point de repère entre des villages quelques fois éloignés de plus d'une centaine de kilomètres.
Sur ces 1100 kms que nous avons parcouru en 2 jours, le plus pénible, ce sont
les camions ; des files entières de camions, jusqu'à 22,40 m de long, qui roulent à fond dans les descentes et qui n'avancent plus dans les montées et qu'il faut bien doubler à un moment ou à un autre. Alors que jusqu'à maintenant nous avions trouvé des routes en bon état, celle-ci est souvent creusée par les camions, bosselée, défoncée, mal rapiècée, en travaux, bref dangereuse. Heureusement, les routiers sont sympas et se serrent souvent sur la voie d'urgence pour nous laisser passer.
Généralement, lorsque nous sommes en route, nous nous arrêtons dans des restos au bord de la route ou dans les postos pour déjeuner. Dans les "Lanchonetes", les restaurants au kilo
, on prend ce qu'on veut, on fait peser et on paie au poids (2,4 à 3,2 €), tandis que dans les "Churrasqueria" même principe, un peu plus cher (4 à 5 €), mais pour les gros mangeurs, c'est super, un serveur passe sans arrêt entre les tables avec différentes viandes grillées
et c'est à volonté.
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Et ici, la viande, ils aiment ça.
Pour les bivouacs, plutôt que les postos bruyants, nous préférons quitter la nationale et trouver un coin tranquille sous les arbres au bout d'une prairie ou entre deux champs de maïs. Le problème, c'est que par ici, dans la campagne profonde, il n'ont pas l'habitude des camping caristes et ralentissent ou s'arrêtent pour voir ce qu'on fait là ; et lorsqu'ils voient qu'on peut vivre dedans confortablement, ils se marrent, nous disent "tout de bon", lèvent le pouce et puis s'en vont.
Arrivés à Cuiaba, capitale du Pantanal nord (plus grand marécage du monde), nous allons au secrétariat du tourisme pour avoir des infos sur un bateau qui pourrait nous enmener de Porto Jofre à Corumba au Pantanal sud, mais personne ne parle Anglais et malgré leur bonne volonté, nous n'obtenons aucune infos précise, mais nous repartons quand même avec 2 T-shirt du tourisme. Quand on vous disait qu'ils sont vraiment sympas !
Nous quittons Cuiaba pour le Parque Nacional Chapada dos Guimaraes
(50 kms). L'entrée du parc est gratuite, mais comme toujours nous n'avons aucune information. Nous roulons jusqu'à la chute "le voile de la fiancée" (ça change, souvent c'est celui de la mariée), le gardien nous dit que c'est fermé sans autre explication ; nous décidons d'aller un peu plus loin pour visiter et bivouaquer à la "cité des pierres" (un truc qui doit ressembler à Brice Canyon), nous faisons 13 kms de piste
et arrivons devant une barrière cadenassée ! ! ! Nous nous arrêtons aux cascades de Cachoeirinha où nous prenons tout de même un bon bain.
Dans la soirée nous
stationnons sur le parking Salgadiera, mais vers 9 h un gardien vient nous dire qu'il faut aller au camping juste en face. Nous on est pas contre, surtout que le camping est moins cher que le parking (enfin on a payé les 2), mais comment savoir qu'il y a un camping alors que rien ne l'indique ! Ya des jours comme ça...
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Le lendemain Tiziano
et Silvana qui arrivent de Bolivie viennent nous rejoindre. Ca tombe bien, comme ça fait 2 ans qu'ils rôdent en Amérique du Sud, ils nous refilent pleins de points GPS et même des programmes de navigation. Super sympa, grazie mille Tizi. D'autre voyageurs qui sont encore à La Paz au Pérou devraient nous rejoindre d'ici quelques jours si nous s
ommes encore par là.
Alain profite d'un bon orage pour nettoyer le camion, le lavage est manuel, mais le rinçage est automatique.
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Dimanche 18 mai 2008
Retour à Cuiaba, beaucoup de courses car nous allons à Porto Jofre (au coeur du Pantanal) en espérant pouvoir rejoindre Corumba par bateau (2 ou 3 jours sur les rivières Cuiaba et Paraguay), mais nous ne savons pas si nous pourrons embarquer cette sem
aine ou la semaine prochaine (ou pas du tout !
Le Pantanal est une des plus grandes zone marécageuse du monde (environ 40% de la surface de la France) traversée par de grandes rivières comme le rio Paraguay et ses très nombreux affluents. C'est sans aucun doute la plus belle réserve naturelle d'animaux du Brésil où l'on peut découvrir des centaines d'espèces d'oiseaux, de reptiles et de mamifères.
A partir de mai, le début
de la saison sèche, (mai/septembre) le soleil brûle (environ 38°) et assèche une partie des marais et des voies de circulation.
C'est à Poconé que commence la "Tranpantaneira", l'unique piste de terre rouge, surélevée, qui traverse les marais et les prairies humides pour s'évanouir à Porto Jofre, au coeur du Pantanal.
Cette piste, longue de 150 kms est jalonnée de 128 ponts en bois pas toujours en bon état. Mieux vaut mettre les roues au bon endroit pour éviter de donner à manger aux caïmans (jacarès).
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Et des caïmans, il y en a des milliers qui se dorent au bord de la piste. No
us rencontrons aussi quelques iguanes et des dizaines de capybaras. Ici, contrairement à l'Amazonie où les animaux se cachent dans la végétation, les paysages de prairies laissent apparaître les animaux.
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Toutes sortes d'oiseaux trouvent leur nourriture dans ces zones humides (300 espèces) ; martins-pêcheurs, toucans, aigrettes, hérons, rapaces et le tuiuiu (ou jabiru), oiseau symbole du Pantanal, grand échassier qui atteint 1 m de haut.
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Au bout de la p
iste, seulement un hôtel et le camping. Un camping nature au bord du rio Cuiaba où beaucoup de Brésiliens viennent camper pour pêcher. Deux blocs sanitaires, un groupe électrogène qui tourne la nuit pour pomper l'eau du fleuve et faire un peu de lumière et un grand carbet
où Oscar, le patron, vend des bières. Ici il n'y a que deux choses indispensables, le maïs pour appâter les piranhas et la bière pour se rafraîchir et vu le tas de canettes et l'ambiance en
fin de journée, ils se rafraîchissent beaucoup. Faut dire qu'il fait très chaud et qu'a part la bière, il n'y a que l'eau du fleuve qui à la couleur du pastis, mais sans les glaçons ni le goût d'anisette. Enfin, ils sont quand même bien sympas, car hier soir au moment du repas, ils nous ont amené un poisson frit. Oscar a bien donné un cours de pêche à Claude, mais les résultats se font toujours attendre !
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Le camping est aussi un mer
veilleux endroit pour observer des aigrettes et des rapaces qui mangent les déchets de poisson. Mais nul doute, que comme nous, vous serez attendri par ce couple de aras hyacinthe amoureux qui ne se quittent pas d'une aile qui vivent dans le creux d'un arbre et se font des mamours toute la journée.
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Entre les pêcheurs amateurs, les touristes
de l'hôtel et les "houseboat" des pêcheurs professionnels, beaucoup d'animation sur le fleuve.
Nous mettons notre zodiac à l'eau et remontons des petits affluents au milieu de la forêt vierge. De temps en temps, on entend le plouf des caïmans qu'on dérange dans leur sieste. Claude qui n'est pas très rassurée a sorti la rame au cas où l'un d'eux voudrait goûter au caoutchouc ! Lorsque je lui demande si elle aurait aimer être exploratrice, elle me répond, pourquoi pas, mais sans toutes ces bestioles.
Nous accostons à l'hôtel Jofre enfin de rencontrer Gustavo, le manager, qui est le seul dans le coin à parler anglais. Sur notre demande il passe un coup de téléphone à la compagnie maritime, mais pas de chance, le prochain bateau est dans environ 15 jours.(voir page pratique). Dommage, mais nous devons être à La Paz (Bolivie) à la mi juin, nous allons donc reprendre la route.
Samedi 24 mai 2008
Ouf, après 1250 kms et 3 jours de route, nous voilà arrivés à Bonito
, une jolie (en portugais) petite ville du Pantanal Sud.
La route qui relie Cuiaba à Rondonopolis n'est pas de tout repos, les camions, trop nombreux, ont défoncé la route. Heureusement, dès que l'on quitte l'axe de Brasilia, la circulation devient plus calme et la route en parfait état permet de profiter un peu du paysage.
Après un premier bivouac "sauvage" bien tranquille, le bush, non accessible nous oblige à dormir au bord de la route dans un posto. I
l faut croire que nous n'avons pas choisi le meilleur, car nous y serons seul toute la nuit, ce qui est assez rare. Faut dire qu'il était très poussiéreux et un peu destroy.
Les immenses fazenda se suivent et se ressemblent. Par endroit, le long des routes, des villages de toiles ou de plastiques apparaissent. Ce sont les habitations "des semterras" (les sans terre) qui exploitent des lopins de terre laissés libres entre la route et les clôtures.
Parfois, les panneaux routiers prêtent à sourrire, celui ci demande aux automobilistes d'obéir à la signalisation, d'autres avant des virages serrés disent : "on vous répète une dernière fois qu'il faut ralentir".
Quelques courses à Campo Grande (Grand Camp de 500 000 h) où les immeubles ont remplacés les tipis d'antan et le reste des courses au bord de la route. Eh oui, j'avais besoin d'une planche pour faire une étagère.
Arrivés à Bonito, plutôt que d'aller dans un des 2 camping situés à l'écart de la ville, nous tentons notre chance à l'Auberge de jeunesse,
et coup de chance, ils prennent les vieux ! Non, le coup de chance, ce n'est pas ça ; c'est qu'il y a un grand parking tranquille où on peut bivouaquer à l'ombre des arbres, qu'il y a le 220V (quoique notre transfo ai cramé il y a 15 jours), qu'il y a Internet, la télé, des hamacs, la piscine et le petit déjeuner compris. En plus, pour une fois, le staff parle anglais et on arrive à se comprendre.
Nettoyage, lessive, écriture, site, e-mails et bricolage (étanchéité cellule, nettoyage plan cuisson) nous occupe deux jours entiers.
Bonito est une destination très populaire pour les activités sportives nautiques (rafting, canyoning, kayak...) ainsi que pour ses paysages de cascades , ses grottes et ses lacs cristall
ins.
Dans la matinée nous visitons la grotte du lac Azul, une des plus grande grotte du Brésil au fond de laquelle le lac d'une profondeur de 85 m est d'un bleu métallique incroyable.
Sur place, nous faisons la connaissance de Marcello, un guide local que nous avait vivement recommandé "la Tortue".
Dans l'après midi, nous allons au Balneario municipal, piscine naturelle aménagée dans le fleuve où nous nageons au milieu de centaines de poissons dans une eau transparente. Cette transparence parfaite provient de la grande teneur des eaux en calcaire qui fait fonction de filtre naturel.
Nous retrouvons Tiziano et sa femme, nos amis italiens qui campent juste à côté.

Le lendemain, nous passons la journée à l'Aquario Natural ; descente de rivière au milieu des poissons, balade dans la nature et observation de la faune, ara macao, singes.
Claud
e préfère
faire le singe au dessus des caïmans que la tyrolienne au dessus de la rivière.
Jeudi 29 mai 2008
Ce matin, le temps est couvert et frais ( 20°) et la piste pour Miranda est grasse car il a beaucoup plu cette la nuit.
Nous arrivons chez Marcello
qui nous avait proposé de passer le voir chez lui. Marcello est un Indien qui a grandit dans la brousse et ce n'est qu'à l'age de 16 ans lorsqu'il est arrivé en "ville", qu'il a commencé à apprendre à lire et à écrire. Depuis, il s'est bien rattrappé, il parle portuguais, espagnol, anglais, japonais et un peu le français (un peu, comme nous quoi! ! !)
Il y a 25 ans, il a été le premier guide Indien du Pantanal. Depuis 2 ans, après avoir rencontré et épousé Myrjam, une Suisse Allemande qui faisait le tour du monde, il a créé sa propre agence de tourisme et propose des visites du Pantanal à la carte ( voir page pratique). Nous avions programmé une petite journée de navigation sur le rio Miranda, mais le temps pluvieux et la température tombée à 15° nous en a dissuadé. Dommage, Marcello est super sympa et connait bien son métier.
Dans les grands arbres qui poussent en face de chez lui, des centaines de Toucans viennent nicher pour la nuit. Entre 17 et 18 h c'est un véritable ballet de becs oranges.
Lorsque nous reprenons la route vers Corumba il bruine toujours. A Buraco de Piranhas, nous bifurquons sur l'ancienne route qui passe au milieu des marais et des oiseaux. A cause de la pluie, la piste est boueuse et glissante et en roulant doucement en 4x4, ça devrait passer, mais devant l'insistance de Claude qui a peur qu'on finisse dans le fossé, nous faisons demi-tour.
Construite sur les rives du rio Paraguay, Corumba fut un des plus important
port fluviaL du monde dans la première moitié du 19 ième, mais l'arrivée du chemin de fer tua le commerce. Il reste aujourd'hui quelques bâtiments coloniaux et une ville endormie qui survit grace aux mines de fer et de manganèse et aux trafics de toute sorte avec la Bolivie toute proche.
Nous comptions faire quelques courses de produits frais avant d'entrer en Bolivie, mais malgrè ses 90 000 habitants, nous ne trouvons aucun supermarché bien achalandé à Corumba.
Le Brésil est un grand pays, nous n'en avons visité qu'une petite partie, mais nous avons quand même parcouru 8300 kms en 66 jours. Total cumulé: 9700 km. Dépenses dans le pays : 2200 €
Samedi 31 mai 2008, le voyage se poursuit en Bolivie.
06.06.08
BOLIVIE CARNETS DE ROUTE
environ 9 million d'habitants
Superficie : deux fois la France
Capitale : SUCRE
LA PAZ siège du gouvernement
Langues : espagnol, quechua, aymara et guarani
Monnaie : boliviano. Religion : catholique
Samedi 31 mai 2008
Pour une fois, le Routard dit vrai, la douane Brésil / Bolivie est une vrai passoire. On arrive de l'autre côté des douanes Boliviennes sans que personne ne nous ait rien demandé.
Aux douanes Boliviennes tout le monde est très sympa, mais ça dure un peu car ils mélangent les numéros de chassis, de plaque, de moteur, du camping-car, de la moto...
Nous devons verser une petite "obole" à la police pour qu'ils nous autorisent 90 jours au lieu des 30 jours réglementaire à ce poste. Le chef de douanes, très sympa, qui parle japonnais, anglais et 2/3 mots de français m'explique que la Bolivie est un pays tranquille, mais que les flics sont ignares et pourris ; et pourtant, je ne lui ais pas parlé de not
re obole !
Nous prenons la piste en direction de Santa Cruz de la Sierra et traversons prairies, garrigues et forêts rabougries parsemées de quelques villages dont les maisons de terre et les artisans
nous font penser à ceux d'Afrique équatoriale. Heureusement, le temps s'est réchauffé, la piste a bien séché et le goudron, qui avance de jour en jour nous permet de parcourir rapidement les 380 kms qui nous sépare de San José de Chiquitos, la première Mission Jésuite de notre parcours.
Les premières Missions Jésuites de Bolivie furent édifiées au Nord Est de Santa Cruz dès 1692 afin d'évangéliser les Indiens Chiquitanos. Les Indiens, qui vivaient traditionnellement de la cueillette et de la chasse furent regroupés dans une dizaine de Missions où les Jésuites leur enseignèrent les techniques de la construction, de l'agriculture, de l'élevage, du travail du bois et de la confection d'instruments de musique. 
Les églises, conçuent par un prêtre Suisse, (pas étonnant qu'elles ressemblent à des gros chalets) datent toutes de 1749 à 1767 date à laquelle les Jésuites furent expulsés par le roi d'Espagne et du Portugal, en raison des entraves politiques et idologiques que constituaient les Missions à la mise à sac de cette partie du continent.
Dans toutes les Missions, le village est organisé à partir de l'église devant laquelle se trouve une grande place centrale d'où part comme un damier les nombreuses rues qui distribuent les habitations.
Le Mission de Santa An
a (500 h) est restée telle qu'elle dev
ait être il y a 250 ans. Les maisons en pisé recouvertes de motacu (chaume local), s'alignent impeccablement le long des rues en terre battue, au carrefour desquelles, de grandes croix de bois servent de rond point. La place centrale plantée de toborochi (genre de baobab) fait face à l'église qui a conservé son orgue d'antan (1754).
La musique a toujours été présente dans
la vie des Missions et la culture des Indiens Chiquitana. Les jésuites y recourirent dans leur processus de fédération et d'évangélisation à travers un répertoire de musique baroque sacrée. Encore aujourd'hui, dans le moindre village, les enfants apprennent à jouer de l'orgue, du violon ou de la harpe et participent aux nombreux concerts qui y sont donnés.
Comme souvent, après un repas dans un petit resto, nou
s dormons sur la place de l'église
sous la garde de Dieu. La plupart des habitants, qui descendent des Indiens Chiquitanos sont agréables et accueillants. Ils ont le visage rond, le teint mat et les cheveux bruns. Les femmes portent de grandes jupes à volants, de longues nattes et un peu chapeau rond sur le sommet du tête.
La Mission de San Ignacio est le plus grand centre commercial de la région. Nous en profitons pour faire quelques courses et aller au cyber pour faire la mise à jour du blog, mais devant la faiblesse du débit, nous sommes obligés d'abandon
ner.
En chemin, nous rencontrons quelques familles de mennonites. Membres d'une secte fondée au XVIe siècle en suisse, ils refusent tout progrès et vivent entre eux du produit de l'agriculture. Ils circulent génèralement en voiture à cheval et sont tous habillés pareils ; la salopette pour les hommes et la grande robe et le fichu pour les femmes.
Nous retrouvons le goudron
juste avant Concepcion, mais il faut encore emprunter l'unique pont de chemin de fer sur près d'un kilomètre pour traverser le rio Guapay et rejoignons rapidement Santa Cruz, ville champignon qui grace au pétrole, au gaz et à l'agriculture, est devenue la locomotive du pays.
On n'avait encore jamais vu autant de 4x4 et d' Hummer qu'ici ! Et pourtant la Bolivie est le pays le plus pauvre d'Amérique du Sud, c'est dire l'écart de richesse entre les riches et les pauvres. Et ceci n'est pas sans concéquences. Si le pays est un des plus sur d'Amérique Latine, la criminalité est en forte augmentation à Santa Cruz et que lorsqu'on est
touriste, donc riche, il faut rester prudent.
Missionnaires pour les Témoins de Jéhovah depuis plus de 15 ans en Bolivie, Sandrine et Hamlet, originaires d'Annecy, nous accueillent chaleureusement pour quelques jours dans leur petite ville de Cotoca proche de Santa Cruz.
Entre les croyants qu
i allument des milliers de cierges,
les curés qui aspergent les voitures pour les bénir, (moteur, sièges, coffre) les Boliviennes qui les enfument pour la même raison et les petits
commerces typiques s'installent tout autour de l'église, la ville de Cotoca est très animée le dimanche matin.
Entre les missions Jésuites, l'église catholique et les Témoins de Jéhovah, vous allez penser que... et bien non, on résiste toujours !
Dimanche 8 juin 2008
Nous quittons le bassi
n amazonien pour le Parc National de Amboro dans la codillière Orientale. Depuis Samaïpata, nous empruntons une piste de 6 kms qui grimpe jusqu' au "centre cérémonial" Pré Inca de El Fuerte à 1900 m d'altitude. Une fois n'est pas coutume, le site est bien aménagé et on a même droit à une plaquette d'explication en Anglais.
Après un match de foot acharné dans le village de Samaipata, le stade se vide et nous offre un bivouac bien tranquille p
our la nuit.
Nous empruntons une piste de montagne vertigineuse d'une centaine de kilomètres appelée "la ruta del Che". Cette "ruta" nous conduit en pleine montagne à 3000 m d'altitude a
u hameau de La Higuera, lieu où Ernesto Guevara, dit le Che fut exécuté le 9 octobre 1967.
Lorsque je montais à La Higuera avec ma moto, alors que j'étais cramponé au guidon, je me suis cassé la figure. Là, j'ai vraiment pensé au film "Carnets de route" qui retrace le voyage en moto du Che à travers l'Amérique Latine.
Après quelques kilo
mètres de goudron dans la vallée,
la piste remonte à plus de 3500 m dans un épais brouillard "mouillant" qui rend la piste glissante et la conduite sportive, d'autant que par soucis d'économie, les boliviens roulent tous phares éteints ; ce qui ne nous empêche pas d'arriver à un péage !
C'est entre 3
et 4000 mètres d'altitude que les pa
ysans, qui habitent de pauvres maisons en adobe cultivent leurs lopins de terre sur versants pentus des montagnes environnantes.
Alors que les boeufs labourent , les femmes tissent ou filent
la laine et
conduisent les troupeaux.
Lorsque la dernière récolte de blé est battue, les mules n'ont plus qu'à la des
cendre au marché.
Nous rejoignons le site d'Inca llajta, les plus importantes ruines Incas de Bolivie. En fait, pas grand chose à voir, mais le bivouac à 3000 m (9° dehors, 14° dedans) a au moins le mérite de nous acclimater à l'altitude. Nous en profitons pour essayer le chauffage, et évidement il faut "bidouiller" pour le démarrer à cause du manque d'air (ou trop de gasoil).
Nous reprenons la superbe route pavée de galets
(un tr
avail de forçat) en direction d'Arani. Entre Pocona et Vacas, sur une trentaine de kilomètres, la route laisse place à une piste vertigineuse qui grimpe jusqu'à 3800 m. Précipices impressionants, lacets serrés, passages étroits, Claude n'en mène pas large, le camping-car souffre ; 4x4, 1 ère courte, ça grimpe toujours ; le moteur manque d'air et chauffe, il ne tire plus, il faut s'arrêter pour le laisser refroidir.
Lorsque nous arrivons au march
é d'Arani, c'est un festival de coule
urs. Comme chaque semaine, de nombreuses paysannes sont descendues (2700m) pour vendre leur production et acheter des biens de consommation.
Avant de partir, Claude a fait son chemin de croix, c'est un bon début, mais je ne suis pas sur que ça suffise !
Arrivés à Cochaba
mba, troisième ville du pays, nous prenons le téléph
érique qui nous monte jusqu'au "Cristo de la Concordia" qui avec ses 33 mètres de hauteur (un par année du Christ) est plus grand que celui de Rio de Janeiro. Bon, ils ont quand même un peu triché, celui ci est en béton armé alors que celui de Rio est en grès sculpté.
Ce soir, pour dormir, nous sommes accueillis au séminaire Baptiste de Cocha. par un Père très serviable. C'est vrai que nous sommes souvent immergé dans la religion, mais pour les boliviens, elle tient une place prépondérante.
03.07.08
BOLIVIE carnet de route 2
Pour rejoindre La Paz, nous empruntons une très belle route qui circule sur l'Altiplano bolivien entre 3500 et 4000 m avec un col à 4500 m.
Alors qu'à cette altitude les "hommes" s'essoufflent assez vite, les moteurs turbos diesels, même s'ils fument un peu plus, perdent peu de puissance.
Au passage d'un col à 4000 m, nous faisons une halte au g
rand marché du samedi. Vêtus de leurs habits traditionnels, des familles entières sont descendues des pueblos avoisinants. Par malchance nous achetons du poulet et du poisson cuisiné sur place, probablement dans des conditions d'hygiène déplorable et nous seront malades toute la nuit (pour la première fois du voyage). La prochaine fois on sera plus vigilant !
Dimanche 15 juin 2008
Nous arrivons à La Paz
, étrange capitale qui s'étage de 3100 à 4100 m, où il peut faire doux en bas (7° la nuit et 25° le jour en ce moment) et bien plus frais sur l'Altiplano balayé par les vents froids.
Les rues de La Paz sont une suite de montagnes Russes enfumées par les milliers de minibus qui
peinent et patinent dans les côtes. Les "aboyeurs", nez à la portière, annoncent les destinations dans un vacarme assourdissant. Des dizaines de cireurs hélent le chaland, des centaines vendeuses assisses à même le sol vendent leur production agricole ou artisanale et des milliers d'échoppes envahissent les trottoirs. A La Paz on peut tout acheter à condition d'être au bon endroit. Chacun à sa place : une rue pour les mécanos, une autre pour les pièces détachées, pour les tissus,
les peintures, les quaincaillers etc.
Avec l'altitude, l'essoufflement au moindre effort, le mal à la tête, nous sommes un peu "vaseux" et ne récupérons pas aussi vite que prévu de notre intoxication.
Lorsque nous arrivons au camping
, en fait le parking poussiérreux de l'hôtel Oberland, nous retrouvons plusieurs voyageurs en 4x4 ou en camping-cars, des Allemands, des Suisses et des Français.
Nous échangeons pas mal d'infos avec nos voisins, les familles http://www.vivresonreve.fr/ et http://latitevadrouille.canalblog.com/ qui voyagent en camping-car avec leurs enfants.
Comme pour tout le monde, c'est le moment de faire quelques révisions, et lorsque je me couche sous le véhicule, je m'aperçois que le support des lames de suspensions arrière est à moitié arraché. C'est vrai qu'il y a 2 jours, sur la piste, nous avons entendu des craquements, mais malgré plusieurs arrêts, nous n'avons pas pu déceler le problème ; et puis le bruit a cessé !
Heureusement, Bruno
qui voyage depuis plusieurs années à bord d'un camion MAN super équipé, me propose de percer et souder les renforts que je suis allé faire plier chez un serrurier (équipé comme un Africain !). Vraiment sympa ce couple Suisse. Espérons que ça va tenir ! A surveiller.
Nous sommes le 18 juin, 19 heures, il est tant que je quitte le clavier, le taxi nous attend pour aller récupérer Sandrine
(une de nos filles) et Guillaume à l'aéroport, qui nous rejoignent pour 3 semaines.
Nous restons encore 2 jours en bas de La Paz, le temps que les jeunes récupèrent et s'acclimatent un peu, car ici pas question de descendre en cas de mal des montagnes, tout l'Altiplano, sur des centaines de kilomètres est entre 3500 et 4500 m d'altitude.
A 10 minutes du camping, se trouve "la vallée de la lune" qui est un canyon dont les eaux ont érodé la roche et formé des centaines de cheminées de fée.
A Tiwanaku,
village et ruines pré-Inca qui se trouvent à 70 kms de La Paz, se tient le 21 juin de chaque année le "Willkakuti el retourno del sol", la grande fête du S
olstice qui marque le passage à l'hiver et la fin de l'année agricole. Des milliers de Boliviens arrivent de partout dans la nuit glaciale et attendent le lever du soleil au son des troupes de musiciens qui se relaient toute la nuit, (et un peu d'alcool, il faut bien se réchauffer) pour se rendre sur les ruines et faire des offrandes au Dieu Willika qui préside aux phénomènes de la terre, de l'eau et de l'air.
En route pour le lac Titicaca, le lac navigable le plus haut du monde (3830 m) et long de 175 km. Pour rejoindre Copacabana, centre de villégiature au bord du lac (à cheval sur le Pérou et la Bolivie), il faut emprunter des bacs en bois qui n'inspirent pas vr
aiment confiance.
Ici aussi on bénit les voitures, mais en plus on les décore avec d'énormes compositions florales et chaque membre de la famille les asperge à la bière ! C'est les brasseurs qui doivent être contents !
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La ville étant tranquille, nous établissons notre bivouac au bord du lac, juste à côté des loueurs de pédalos et envoyons les enfants dans un hôtel tout proche. Pour 4 € la nuit/pers, (les prix démarrent à 1,20 €) faut pas se gêner !
Comme des dizaines d'autres touristes, nous prenons un bateau qui nous emmène au nord de l'île du Soleil. Après plus de 4 heures de marche sur un chemin qui serpente à plus de 4000 m parmi les ruines Incas
et nous
offre de superbes points de vue sur le lac d'un bleu profond, nous descendons le grand escalier (Inca, évidemment) qui mène au village de Yumani où le bateau de retour nous attend.
Mardi 24 juin 2008
En route pour le Salar d'Uyuni. Après le village
de Challapata où nous établissons notre bivouac, le goudron laisse place à 150 kms de piste très poussiéreuse et en travaux, ce qui nous oblige à passer quelques rio à gué.
Entre Jirira et Tahua, nous longeons le nord du Salar et traversons quelques villages fantômes
où subsistent églises, maisons et anciens enclos de pierres pour lamas. Heureusement que Claude n'a pas lu le guide avant, il paraît qu'on peut encore trouver d'anciens objets en céramique, en cuivre ou même en or.
Quelques viscaches profitent des derniers rayons du soleil pour se réchauffer sur les pierres.
Dans la matinée, alors que Guillaume décide de monter jusqu'au "mirador" pour admirer la vue, je décide, seul, de monter jusqu'au cratère du Volcan Tupana
qui de ces 5432 m domine l'immensité du Salar. Ca monte raide, le souffle est court, obligé de s'arrêter tous les 500 m pour reprendre son souffle. Plus j'approche du sommet, plus le vent souffle fort, il fait froid, je ne suis pas assez couvert, il est tard, les autres vont s'inquiéter, après 2 heures de marche éprouvante, j'abandonne juste au dessous du cône de déjection ; j'ai bien fait, la famille était prête à partir à ma recherche.
Le Salar d'Uyuni
, situé à 3650 m, est le plus grand désert de sel du monde, 11500 km2 (175 kms du nord au sud), horizon infini, platitude parfaite, juste le ciel bleu et le sol blanc et nous. Sur 40 m d'épaisseur alterne couches de sel et de glaise, certains, qui se sont écartés des traces l'ont appris à leur dépends !
On entre sur le salar par Jirira, mais à cause du vent qui lève une poussière monstre, le soleil est voilé, c'est jour blanc
, on y voit rien et on se perd un peu. Grâce au GPS on s'aperçoit assez vite de notre erreur et on reprend le bon cap. Ca roule comme sur le goudron sur des traces bien visibles, et arès 70 kms de désert blanc, nous arrivons à l'île d'Inkawasi. Nuit froide, - 5° et le chauffage ne démarre pas. Heureusement, le soleil réchauffe rapidement l'atmosphère et il fait près de 20° à midi. Au petit matin, le gardien de l'île vient nous réclamer une taxe pour le parking ! Du coup nous partons visiter "Isla Grande" (ou Isla del Pescador) qui elle, est déserte et couverte d'immenses cactus.

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Si la "piste" vers Cochani ne présente pas de difficultés, il faut quand même éviter les quelques trous d'eau
profonds sous peine d'arrêt brutal !
Arrêt à l'Hôtel de Sel "Playa Blanca"
, construit sur le Salar juste avant Colchani. Quelques sculptures de sel, un bar pour boire un verre, et quelques chambres à priori fermées pour cause d'insalubrité. C'est aussi dans cet endroit que les "campesinos" extraient le sel avec des pics et des pelles et l'entassent en petits tas coniques
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Uyuni est un gros village à l'ambiance de bout du monde. Malgré la rigueur du climat, la ville bénéficie d'une animation joyeuse car s'est d'ici que s'organise les tours sur le salar et dans le désert de Los Lipez.
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La seule véritable attraction d'Uyuni est le cimetière des trains,
ou de vieilles locomotives à vapeur finissent leur vie ; ambiance far-west garantie. Dans la soirée, on retrouve la famille Tabert (vivre son rêve) et passons la soirée dans un restaurant autour d'un steak/frite de Lama.
Nous quittons Uyuni samedi à l'heure où tout est encore gelé (7h) et arrivons à la nuit tombante (18h) à Tarabuco. Douze heures de conduite pour seulement 400 kms parcouru, dont la moitié de piste accidentée
, évidement. La destination, c'est le village de Tarabuco à 60 km de Sucre, où se tient le dimanche un des plus célèbre marché de Bolivie. A notre réveil, tout paraît bien calme, pourtant on nous avait dit qu'à cette oc
casion, les Indiens Yamparas et Tarabucos arrivaient par camions entiers ! Renseignement pris, c'est jour d'élection dans la province, et toute circulation est interdite pour la journée ! En fait se tient quand même un petit marché qui permet d'apprécier les tenues vestimentaires de chaque ethnie.
Beaucoup d'hommes portent la "montera"
en cuir noir qui rappelle les casques de fer portés par les conquiscadores Espagnols. Certaines femmes aussi, mais beaucoup l'on troquée contre la " joq'ullu" avec des perles de couleur couvrant le front.
Dans l'après midi, nous prenons quand même la route en direction de Sucre, mais nous sommes bloqués par la police au péage et devons attendre 18h30, alors qu'il fait nuit noire, pour rentrer dans la ville. Heureusement, munie d'un plan, Sandrine nous guide d'une main de maître jusqu'au parking convoité, malgré les manifestations dues aux élections. Les jeune n'ont plus qu'à prendre leur barda pour rejoindre un hôtel du centre ville.
Sucre
, capitale constitutionnelle de la Bolivie, (La Paz n'en est
pas moins la capitale de fait) est un bijou de l'art baroque d'Amérique Latine. Après les rigueurs du climat de l'Altiplano et de ses 4000 m, nous savourons la douceur de la ville (2700 m). Nous achetons quelques vêtements chauds, gants, bonnets, pulls et polaires pour des prix dérisoires, ainsi que quelques belles pièces de tissages qui demandent plusieurs mois de travail.
Nous devons aussi renouveler notre autorisation de circuler (avec le véhicule) dans le pays. Malheureusement, nous avons un jour de retard, et les douanes, assez strictes, ne l'entendent pas de cette oreille et veulent nous faire payer une amende et nous donner 3 jours pour quitter le pays ! Heureusement, quoique qu'en pense Claude, nous tombons sur un douanier sympa, qui par un artifice nous arrange le coup et nous prolonge notre autorisation pour un mois supplémentaire. Enfin, avec les nombreux aller retour à l'autre bout de la ville, nous y passons la journée.
Mercredi 2 juillet 2008
Longue journée de route pour rejoindre La Paz avant de continuer vers Coroïco. Pour nous y rendre, nous empruntons la "Ruta de la muerte", la route de la mort, appelée ainsi à cause du nombre prodigieux de véhicules qui chaque année, plongent dans le ravin. Officiellement, c'est la route la plus dangereuse du monde.
Il s'agit d'une descente vertigineuse de 30 km à flan de montagne sur une piste de terre étroite, ravinée par endroits, avec des épingles à cheveux et des précipices de plus de 1000 m à quelques centimètres des roues. Et en plus, on doit rouler à gauche, c'est à dire du coté du vide, afin que le conducteur puisse mieux voir où il met ses roues en cas de croisement ou faire une marche arrière (priorité à la montée comme toujours). Sensations fortes assurées ! D'ailleurs, à la suite d'une pose, certains voulaient continuer à pied !
Située à 1700 m d'altitude, Coroïco est une petite bourgade to
uristique dans les Yungas à mi
chemin entre les Andes et l'Amazonie. Son climat tempéré se prête aussi bien à la baignade dans les torrents (brrrr) qu'à des balades vers les cascades ; mais aussi à la culture de la coca.
Le lit d'appoint n'étant pas très confortable, Sandrine et Guillaume vont à l'hôtel El Cafetal ; vue panoramique, très bon restaurant et piscine. En plus, les proprios qui sont Français et très sympas, nous ont trouvé un stationnement proche et plat pour le camping-car; et à Coroïco, vu les pentes inimaginables des rues, c'était pas gagné ! Certaines rues, pourtant pavées, ne se remontent qu'en 4x4 et première courte.
De retour à La Paz nous faisons un stop au garage Peugeot pour faire réparer le ventilateur de refroidissement ; la patronne est agréable et parle français, mais mieux vaut surveiller les réparations !!!
Au "camping" Oberland, nous retrouvons de nouveaux voyageurs (beaucoup de Suisses) et une famille Française " claventure"qui arrive d'Amérique Centrale via la Colombie.
Mercredi 10 juillet 2008
La nuit dernière, nous avons dormi sur le parking de l'aéroport (calme), car ce matin de bonne heure, les jeun
es ont repris l'avion pour la France.
Nous allons directement au garage Auto Motor tenu par Ernesto, un Suisse Allemand très sympa, pour consolider la réparation de la suspension et changer freins et courroies. Comme il est surbooké, c'est son copain Aldo, un autre Suisse, mais qui parle français, qui s'occupe de nous. Et ce soir, comme les travaux ne sont pas finis, c'est dîner sur les chandelles au garage. Aldo loue des 4x4 avec ou sans chauffeur info@rentacarpetita.com
Nous visitons aussi le marché aux sorcières où quelques boliviennes vendent des pierres magiques, des potions mystérieuses et des foetus de lama, ainsi que le marché noir où 2 fois par semaine sont vendues des marchandises volées ou de contrebande
26.07.08
BOLIVIE CHILI carnet de route
Au garage, nous ne sommes pas seuls, nous y retrouvons 4 autres voyageurs d'Oberland. Les pistes boliviennes sont dures et tout le monde à de la mécanique à faire.
Dimanche 13 juillet 2008
Ça y est, cette fois
ci, nous quittons La Paz pour de bon...... enfin, jusqu'à l'an prochain. C'est accompagné de la famille Motte (C l'aventure) que nous rejoignons les thermes d'Obrajes prè
s d'Oruro, mais aujourd'hui dimanche, c'est la cohue ; en attendant Claude profite de l'eau chaude pour faire la lessive. Baignade agréable dans une eau à 34°.
Sur l'altiplano bolivien, aucun arbre ni arbuste ne pou
s
se, seule une maigre végétation subsiste au milieu des cailloux. C'est à l'aide de ces pierres que les éleveurs d'alpaga ont construit leurs villages et les enclots qui dessinent des formes géométriques jusqu'aux sommets des montagnes.
Au milieu du XVIIième siècle, la ville de Potosi
(4070 m) avec près de 20
0 000 habitants était une des plus grande ville du monde, elle était plus peuplée que Paris. C'est qu'à cette époque, les mines d'argent du "Cerro Rico", la Colline Riche, tournaient à plein régime. En
quatre siècles, la production d'argent fut colossale, mais on estime qu'environ 8 millions d'Indiens et
d'Africains périrent dans les 10 000 galeries de la mine. Aujourd'hui, le zinc et le plomb ont remplacé l'argent et permettent à 12 000 mineurs de survivre dans des conditions difficiles, tout se fait manuellement. Organisé en coo
pératives, ils continuent à creuser dans l'espoir de tomber sur le bon filon. Après avoir acheté la dynamite, la mèche et le détonateur (en vente libre dans les magasins), enfilé les combinaisons de travail et le casque, nous sommes prêts pour aller à la mine.
Comme les vrais mineurs, nous faisons quelques offrandes au diable "El Tio"
(l'oncle), cigarettes, alcool et feuilles de coca. En effet, si les mineurs croient à Dieu et au ciel, il croient aussi au Diable et à l'enfer ; et sous terre où règne chaleur, explosions et poussière, ça ressemble vraiment à l'enfer, l'habitat du Diable.
A 20 km d'Uyuni, les mines d'argent de Pulacayo
sont presque à l'abandon ! Lors de leurs fermetures officielles en 1959, elles employaient 20 000 mineurs. Aujourd'hui, seul une cinquantaine de mineurs organisés en coopérative continuent d'exploiter la mine.
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De la ville ric
he et industrieuse du siècle dernier avec ses immenses ateliers, son sporting club et ses commerces, reste des rues poussiéreuses, des ateliers à l'abandon et des locomotives à vapeur qui finissent de rouiller.
Reste aussi le train de la mine dévalisé par les bandits Butch Cassidy et Sundase Kid, ainsi que le wagon percé par les balles lors de l'attaque.
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Mercredi 16 juillet 2008
A Uyuni, avec les vacances européennes, la sai
son bat son plein et le proprio du restaurant "La Loco", le seul français de la ville fait salle comble. Pas trop tôt nous dit-il, le mois de juin a été calme. Le soir au bivouac, c'est à dire dans la rue, nous retrouvons nos voisins de camping de La Paz avec leur toy super préparé. Ils devaient faire le même tour que nous dans le Sud Lipez, mais ayant été les témoins de l'accident d'un 4x4 d'agence de tourisme sur le salar ( 5 morts, 1 blessé et 2 rescapés), choqués, ils préfèrent s'en aller.
Les 210 kilomètres de piste
qui relie Uyuni à Tupiza sont épuisants ; la première moitié est plate et monotone, mais la tôle ondulée est forte et la moyenne ne dépasse pas 20 km/h. Beaucoup de traces parallèles pour essayer de l'éviter, mais c'est au petit bonheur la chance !
A mi chemin, les alentour
s de la gare de la petite ville minière d'Atocha, toujours en activité, a des allures de Far West ; il n'y pas si longtemps, les trains à vapeur y circulaient encore.
Nous quittons la ville en roulant dans la rivière
sur plus d'un kilomètre, puis reprenons une piste sinueuse qui traverse les montagnes colorées
de la passe de Huaca Huanusca, haut lieu des derniers exploits de Butch Cassidy et du Kid. C'est ici que le 4 novembre 1908, ils délestèrent le directeur de la mine de sa mule et des fonds qu'il transportait, mais la fin était proche.
Nichée
dans la vallée du Rio Tupiza, la petite ville du même nom est entourée de montagnes déchiquetées, de versants couverts de cactus cierges, coupées par de sinueuses "quebradas" (gorges généralement sèches) flanquées d'impressionnantes roches rouges, sorte de mille-feuille renversé
sur le côté.
Dimanche 20 juillet 2008
Tupiza est la dernière petite ville (20 000 habitants) où on peut se ravitailler avant d'attaquer le désert du Sud Lipez. Courses alimentaires, pleins d'eau, pleins des deux réservoirs de gasoil, ajout d'antigel, dégonflage des pneus pour les pistes caillouteuses de montagnes ; nous sommes parés pour le départ.
Le Sud Lipez,
région
quasi désertique aux confins de l'Argentine et du Chili, compte parmi les plus beaux paysages des Andes, mais ils se méritent ! Cinq ou six cent kilomètres de pistes à couper le souffle qui serpentent au bord des précipices entre 4000 et 6000 m d'altitude, vent violent, températures hivernales, jusqu'à – 25° la nuit, mais un ciel d'un bleu limpide jour et nuit.
Et tous ces éléments nous posent bien des problèmes ; l'altitude fait gonfler les bouteilles au risque de les faire exploser (attention à l'ouverture !), le moteur à tendance à chauffer car l'eau entre en ébullition à 80/85° alors que les ventilateurs sont réglés pour se déclencher entre 90 et 95° ! Par la même occasion, l'eau chaude sanitaire, chauffée par le moteur, bouille et déborde ! A cause du manque d'air à ces altitudes, il faut de la patience et une technique éprouvée pour faire démarrer le chauffage et le plan de
cuisson gasoil.
Nous faisons un détour d'une cinquantaine de kilomètres pour monter jusqu'au petit village minier de San Vicente blotti à 4600 m d'altitude. C'est ici que nos fameux bandits vinrent se réfugier après leur hold-up, mais la po
lice était à leur recherche et après un bref échange de coups de feu, le Kid fut blessé. Se voyant perdus, Butch abrégea les souffrances de son ami et se tira une balle dans la tempe. C'est dans ce cimetière que les deux hors-la-loi furent enterrés comme "desconocidos" (inconnus).
Cette nuit le chauffage s'est arrêté vers 1 heure, probablement à cause de paillettes dans le gasoil ; résultat, cette nuit, -12° à l'extérieur, 0° à l'intérieur. Ce matin, un vent froid d'une rare violence lève une poussière
incroyable et lorsqu'il souffle par derrière, il nous voile complètement la vue, aussi préférons nous nous arrêter rapidement à l'abri de l'église du petit village de San Pablo de Lipez (4250 m) en espérant des jours meilleurs. Cette nuit, rebelote, le chauffage s'est encore arrêté, alors que je pompais le gasoil dans un réservoir intérieur, j'en conclue que ce n'est pas le gasoil qui givre, mais la pompe du chauffage qui est à l'extérieur !
Mardi 22 juillet
Ce matin, le ciel est dégagé (comme d'habitude) et le vent s'est calmé, si bien que nous profitons de la température agréable de la mi journée pour faire un arrêt mécanique. Trois heures pour déplacer la pompe gasoil et la mettre à l'intérieur. Espérons que notre travail portera ses fruits !
Les paysages sont superbes, mais la piste, bonne jusqu'ici, devient pourrie ; gués abrupts gelés dont la glace cède sous le poids du véhicule, piste étroite et ravinée, montées impossibles, pierres, ornières profondes laissées par les 4x4 lors des dernières pluie
s...
Nous traversons le petit pueblo de San Antonio de Lipez habité par quelques familles d'éleveurs de lamas. Ici des vigognes.
Quelques kilomètres plus loin, au choix deux pistes bien marquées ; gauche ou droite ? on prend à gauche, pensant au pire couper les
choux, au mieux être sur la bonne piste, mais petit à petit, la piste s'éloigne de notre cap GPS et 25 km plus loin nous arrivons au pueblo Relaye, inconnu des cartes. Pas de doute, pour les villageois, nous sommes des extra-terrestres ! C'est bien la première fois qu'ils doivent voir un camping-car !
Plus loin, au bout d'une vallée, nous traversons un gros village de pierres abandonné où les viscaches
jouent à cache cache. Re
ste bien quelques meules pour moudre le grain, mais pas facile à caser dans le placard !
Ce soir, arrêt de bonne heure dans une dépression à 4450 m, car d'après les indications GPS, la piste grimpe à plus de 4900 m. Déjà que je bataille pendant un quart d'heure pour allumer le chauffage !
Aujourd'hui on a quand même croisé 3 vélos (des locaux), hier, personne.
Mercredi 23 juillet.
On a pas encore gagné le gros lot, mais grâce à la modification, le chauffage ne s'est arrêté qu' à 6h30 du matin, et comme on avait mis notre rideau isotherme entre la cabine (pas isolée) et l'habitacle, la nuit a été douce.
L'état de la piste ne s'améliore pas, les gués étant de plus en plus larges et profonds, Claude, la copilote, est obligée de traverser à pied pour trouver le meilleur passage ; résultat : eau gelée, glaçons qui piquent les jambes, mais niveau d'eau satisfaisant.
Aujourd'hui, on passe 2 fois à la hauteur
du Mont Blanc et on bat notre record d'altitude en camping-car, 4915 mètres. Malgré l'altitude et la latitude, les sommets qui nous entourent sont encore très élevés et recouvert de glaciers
. Tout près d'ici, la route carrossable la plus haute du monde grimpe jusqu'à 5900 m ; mais c'est pas sur que Claude est envie d'y monter ! Là je proteste, sur l 'itinéraire, Alain a mis gauche pour droite.... Après avoir traversé le petit village de Quetena Chico, gravit quelques montagnes, nous arrivons enfin à Laguna Colorada. Cette lagune, mythique, entourée de volcans, doit sa c
ouleur rouge comme la sang, à des algues et du plancton qui prospèrent dans l'eau riche en minéraux. Des dépôts blancs de sodium, de magnésium, de borax et de gypse ourlent les rives. 
Ce sont sur ces lacs glaciaux à 5000 m d'altitude que vivent les flamants du froid. Trois espèces de flamants vivent ici ; les flamants du Chili, les Flamants de James ( jututu), et les flamants des Andes. Nous rencontrons surtout les deux dernières espèces avec leur plumage rouge foncé ou rose et leur bec jaune et noir.
Jeudi 24 juillet
On nous avait prévenu que la nuit serait glaciale, - 20°. Le gasoil bolivien doit être de bien piètre qualité, car malgré l'anticongélant, il a fallu attendre que le soleil réchauffe le moteur pour démarrer. Au bivouac, nous prenons toujours la précaution d'orienter la cabine face au levant, ça permet au soleil de réchauffer l'habitacle (au cas où le chauffage ne marcherait pas toute la nuit ! ! !) et le filtre à gasoil.
Une très bonne piste nous conduit aux champ de geyser de Sol de Manana. Dans une dépression, à 4870 m d'altitude, nombreuses mares d'eau bouillonnantes, fumerolles et odeurs de souffre.
Quelques kilomètres plus loin, arrêt pour la nuit au Thermes de Polques
, juste en face la salar de Chalviri. Décor magnifique et bain chaud à 35°, histoire d'emmagasiner un peu de chaleur avant la nuit ! Claude en profite pour faire une lessive à l'eau chaude.
Vendredi 25 juillet
Nuit froide, -15°dehors, 0° dedans, le chauffage s'est arrêté pendant la nuit. S
i avant Laguna Colorada on ne rencontrait personne, depuis, c'est la cohue ; plus de 30 4x4 devant les thermes dès 6h30. Beaucoup de Français, on a même rencontré deux jeunes à qui nous avions donné notre carte de v
isite à Buenos Aires à la mi février. Que le monde est petit !
C'est en hommage au peintre catalan, que ce versant dénudé, parsemé d'énormes rochers aux couleurs chaudes, taillés par le vent, sont appelés les"Rocas de Dali".
Pour clôturer cette escapade du bout du monde, nous faisons une longue halte près de la magnifique Laguna Verde.
Son extraordinaire couleur verte est due à l'importante concentration de carbonates de plomb, de souffre, d'arsenic et de calcium. Au alentour de midi, quand le soleil est au zénith, ça ressemble à Bora- bora, mais avec zéro degré et 4400 m d'altitude ! C'est tellement beau que vous avez droit à 2 photos pour le même prix !
A quelques kilomètres de la frontière Bolivie/ Chili, nous retrouvons un beau goudron qui, en 40 km d'une longue descente, nous emmène à San Pedro d'Atacama, 2200 m plus bas.
Qu'est ce que c'est reposant de ne plus entendre les suspensions qui tapent, les ponts qui raclent, les pierres qui giclent, les pneus qui geignent, les meubles qui vibrent et de pouvoir enfin profiter du paysage.
Pays très intéressant et attachant. Les paysages sont splendides, les coutumes vivaces, la population typée (d'origine indienne sans aucun doute) et sympathique. Nous avons aimé les Missions Jésuites, le lac Titicaca, Uyuni, Sucre, les mines de Potosi et le Sud Lipez.
Pays difficile pour les hommes et la machine ; altitude, froid, poussière, pistes tôlées, caillouteuses et pentues. Pas de problème de sécurité (sauf à Santa Cruz semble-t-il). Bivouacs faciles partout en dehors des 5/6 grandes villes. Aucun problème de corruption avec la police ou les douanes, ils nous fichent un paix royale.
Nous avons eu la chance de ne pas rencontrer de bloquéos (barrages routiers organisés par des grévistes) et qui gâche quelques fois le plaisir.
Notre seul regret, ne pas avoir eu plus de temps d'aller en Amazonie Bolivienne et dans le parc du Torotoro, mais nous repasserons certainement dans ce pays en remontant au Pérou l'an prochain.
Vendredi 24 juillet 2008 Chili, A l'entrée de San Pedro d'Atacama, formalités douanières et contrôle sanitaire et confiscation des fruits et légumes en provenance de Bolivie, enfin, s'ils sont visibles !
Perdu en plein d
ésert d'Atacama, blotti au
pied du volcan Licancabur, San Pedro (340 jours de soleil par an) est un petit village d'adobe (briques de terre cuites au soleil) qui s'organise autour de sa petite église. Beaucoup de routards et voyageurs dans le coin. D'ailleurs, dès notre arrivée, nous retrouvons nos amis Allemands
ainsi que les Liabeuf, un couple de retraités qui voyagent à bord d'un Land Rover/Logemobile nous demandent : c'est vous Africacy – oui – parce qu'on vous suivait (sur le site) lorsque vous étiez en Afrique..... Eh oui, c'est ça la célébrité !
Beaucoup de balades à faire dans la région, mais comme nous sommes un peu à la "bourre" et avons des réparations à faire en Argentine, nous resterons plus longuement l
'an prochain ; enfin, si les Chiliens veulent bien de nous ! Nous pensions faire les formalités de sortie à la frontière Chili/Argentine à Paso Jama, mais là, pas de douane Chilienne ! On va quand même pas refaire les 160 km à l'envers pour faire les formalités à San Perdro
, surtout que la route, même si elle offre quelques paysages étonnants, n'est pas de tout repos ; on part de 2400 m pour arriver une heure plus tard (40 km) à 4850 m d'altitude. D'ailleurs, le pont arrière n'a pas apprécié ; la pression a augmenté tellement ![]()
brusquement qu'on a entendu "pfft" et que l'huile a giclé par le joint spi.
Nous avons beaucoup apprécié ce pays pour ses paysages et sa population authentique, nous reviendrons l'an prochain.
Nous sommes restés 58 jours. Dépenses totales : 1900 € (dont 3 semaines avecles enfants et 250 € d'entretien c-car)
Kilomètres parcourus : 6600 Total cumulé : 16300
La suite en Argentine.
12.08.08
ARGENTINE 2ème séjour
Août 2008
.
39 millions d'habitants
5 fois la superficie de la France
capitale : Buenos Aires dite Capital Federal
religion : catholique
monnaie : peso argentin
.
.
Lundi 28 juillet 2008
Entrée en Argentine par la douane de Paso Jama à 4200 m d'altitude. Aucun problème, les douaniers sont sympas, ils nous octroient 8 mois.
Longue et belle descente jusqu'à San Salvador de Jujuy (1400 m) à travers la Quebrada de Humahuaca classée Patrimoine mondial pour sa biodiversitébiodiversité et son histoire.
Nous prenons rendez-vous chez Fiat pour l'entretien et retournons camper au camping "El Refugio" de Yala à15 kms au nord de Jujuy.
Chez Fiat ils sont bien gentils, mais pas très efficaces ; à part la vidange..... Impossible de changer le joint spi arrière (qui n'a plus l'air de fuir) ni l'entraînement du cable du compteur, car les Fiat Ducato qui circulent ici sont fabriqués au Brésil et de nombreuses pièces diffèrent. Ça à l'air d'être la même choses pour les autres marques ; un ami a cassé l'embrayage sur son Ford, il a du faire un aller retour en France pour se procurer la pièce et lorsqu'ils ont voulu la changer, il se sont aperçus que ce n'était pas la bonne – les boules !
Ici, contrairement à la Bolivie, pas de problème pour faire les courses, il y a des supermarchés (surtout des Carrefours) à tous les coins de rue. Pas si bien achalandés que ça, on a pas encore trouvé le nutella !
jeudi 31 juillet
Nous prenons
la Ruta 9, sinueuse à souhait pour nous rendre à Salta. Lorsque
nous arrivons au camping municipal, nous sommes un peu déçus, car même s'il y a quelques voyageurs, aucune connaissance, alors qu'il y a 2/3 semaines il y avait une concentration de Français : les Apprentis voyageurs (de Sévrier), Nocybb, Jule
s et Jim....
Dommage que la piscine soit fermée, elle doit bien faire 250 m de long. Claude en profite pour faire la lessive et mettre le site en ligne, moi, comme d'habitude, je bricole : chauffage, rallonge électrique, compresseur d'air...c'est fou tout ce qui tombe en panne !
Mercredi 4 août 2008
Nous prenons la direction des Missions, une route droite et plate d'environ 900 kms jusqu'à Corrientes, jalonnée d'immenses fe
rmes et de centaines de fours à charbon de bois
. Malgré l'hiver, le temps est doux et agréable et les arbres sont en fleurs. Étape reposante sur une belle pelouse au bord du Rio Parana, immense fleuve de 4100 km de long dans lequel viennent se jeter les chutes d'Iguazu.
Aujourd'hui, nous avons faillit tomber en panne de gasoil alors que le réservoir secondaire était plein ! Lorsqu'on a voulu tra
nsvaser, la pompe de transfert était en panne - démontage - douche de gasoil - mais la pompe de rechange ne se monte pas - on récupère quand même un peu de carburant pour rejoindre la prochaine station - qui est à sec – on prend les 3 litres du réservoir de la plaque de cuisson – sauvés.
Ce soir, Claude s'est mise à la cuisine ! Si ça continue je vais être obligé d'agrandir la cuisine !
En 1609, la Mission Jésuite de San Ignacio est la première des 30 missions à être construite dans la région. Elles regrouperont jusqu'à 142 000 Indiens Guarani dans les années 1730.
Les Indiens bénéficient d'avantages incroyables pour l'époque ; journées de travail de 6 heures (culture et élevage collectif), hôpitaux, écoles, formation professionnelle... Les Guarani excellent dans les travaux manuels comme la sculpture, la fabrication d'instruments de musique ou de montres. Leur temps libre est consacré aux sports, la danse, la musique et bien entendu la prière. La société Guarani est la première au monde à être totalement alphabétisée.
Mais en 1756 les portugais exigent le départ des Guarani qui se révoltent et "l'utopie" se termine dans un bain de sang.
Le film "Mission" (de Roland Joffé, 1986) donne une bonne idée de l'histoire des Missions, même si pour la beauté du film, les images ont été tournées un peu plus au nord, près des chutes d'Iguazu.
De la mission
de Santa Ana, vieille de près de 400 ans, ne subsiste que q
uelques ruines et un curieux cimetière où les arbres retiennent les murs après les avoir brisés. Claude qui adore fureter à la recherche "d'antiquités" est tout à son affaire !
Samedi 9 août 2008
Lorsque nous arrivons au camping "Complejo Americano" de Puerto Iguazu, nous retrouvons la famille Tabert que nous avons quittée à La Paz. Ils arrivent du Brésil via la Bolivie, et comme pour tous les camping-cars un peu gros et surchargés, les pistes boliviennes ont été cassantes ; pare-chocs arraché et suspension avant défoncée pour le leur, essieu arrière tordu pour les autres ! Tout compte fait, vu notre itinéraire, on s'en sort pas trop mal !
Après avoir parcouru plus de 1300 km, le fleuve Iguazu s'élargit jusqu'à 1,5 km, oblique vers le Sud en formant un ample U qui se termine par une faille abrupte qui constitue les chutes d'Ig
uazu
. Sur plus 2,5 km, 19 grands sauts parmi 300 chutes, dont certaines atteignent 80 m de hauteur ; un décor ahurissant pour un spectacle époustouflant. L'infrastructure est telle que des kilomètres de passerelles permettent de s'avancer jusqu'au coeur des chutes. Mais si comme nous, vous voulez les voir d'encore plus près, vous pouvez emprunter les gros zodiacs de 500 cv qui remontent les gorges jusque sous les chutes. Vagues gigantesques, écume bouillonnante, bruit assourdissant et la plus grande douche de tous les temps ! Bon, malgré les K-way, il faut bien le reste de la journée pour se faire sécher !
Mardi 12 août
Et maintenant, si on allait voir les chutes côté Brésilien ?
Hier après-midi, Claude a aidé une petite fille à monter dans le bus qui nous ramenait des chutes ; aujourd'hui en regardant les photos du site http://letourdenocybb.blogspot.com/ on s'aperçoit que c'était une fille de la famille Guichard avec qui on correspond par Internet. Trop tard ! Faut dire qu'on ne pensait pas les trouver là, leur camping-car étant en panne d'embrayage à Buenos Aires.
Aujourd'hui, le temps est orageux, aussi préférons nous att
endre pour aller aux chutes. En attendant nous passons la matinée aux parc des oiseaux. Ce parc de 17 ha permet d'admirer de près toucans, aras, colibris, flamants....en tout 900 oiseaux tropicaux.
Le barrage d'Itaipu
, "la pierre qui chante" en Indien, construit sur le rio Parana en collaboration avec le Paraguay voisin est le plus grand du monde. Il peut fournir jusqu'à 75% de l'électricité nécessaire au Brésil et 100% pour le Haranguât.
Après avoir patienté 2 jours au camping de Fos Iguazu, où nous sommes les seuls clients, le soleil est enfin revenu. Comme les chutes sont sur la rive Argentine du fleuve, du Brésil, la vue est panoramique, mais un
peu lointaine. D'ailleurs, si nous sommes retournés 2 jours de suite côté Argentin, 2 heures suffisent pour visiter le côté Brésilien.
La province Argentine de Mission es, cette étroite langue de terre qui serpente sur plus de 360 km entre les rios Parana (frontière du Paraguay) et Uruguay (frontière de l'Uruguay) jusqu'au sud du Brésil, vit surt
out de l'exploitation forestière. Elle est parsemée de nombreux petits villages de planches construits en bordure de la forêt tropicale et habités par une population d'origine Indienne pauvre dont la nombreuse progéniture en guenille circule pieds nus sur les chemins boueux.
A Wanda, village de mineurs d'origine Indienne, situé à 40 km au sud de Puerto Iguazu, nous visitons une mine de pierre semi-précieuses ; améthystes et agates
de toutes les couleurs. Il y a environ 60 ans, un
e femme qui faisait la lessive au bord d'un rio perdit son savon dans un trou ; elle avait découvert une géode (pierre creuse tapissée de cristaux). S'il reste quelques exploitations à ciel ouvert, la plupart des mines sont creusées dans la roche à coup de dynamite. Il suffit de repérer une veine et de la suivre pour trouver de merveilleuses géodes dont certaines mesures plus de 2 mètres de haut.
El Gauchito, priez pour nous !
C'est dans la pr
ovince de Corrientes, qu'en 1847 naquit le gaucho Antonio Gil, d'
où son surnom El Gauchito (le petit gaucho). La légende raconte qu'après avoir servit loyalement 5 ans dans l'armée argentine durant la guerre de la Triple Alliance, Gil refusa de rejoindre l'armée fédérale et déserta.
Durant une année, il vola du bétail aux riches propriétaires et le distribua aux pauvres qui le nourrissaient et l'hébergeaient, jusqu'au jour où il fut arrêté et pendu.
Un nouveau Robin des Bois était né !
Juste avant sa mort, El Gauchito annonça à son bourreau, dont le fils était gravement malade, que si son sang arrivait jusqu'à Dieu, il lui viendrait en aide ainsi qu'à tous ceux qui le lui demanderaient. Le bourreau enterra donc son corps, lui construisit un petit sanctuaire et le pria d'agir auprès de Dieu. Le fils guéri rapidement et donna naissance à la légende.
Depuis, dans tout le pays, ont "fleuri" des milliers d'autels ornés de bougies, de fleurs et de drapeaux rouges où des fidèles ont déposé des offrandes : eau de vie et statuettes le représentant.
Nou
s faisons une étape devant la gare du petit village de Bonpland, qui malgré son nom, est pauvre, gris, fatigué, usé, à l'image du temps, de sa gare, de son train et de ses voitures.
Étape suivante sur une plage du lac Salto Grande, large retenue d'eau sur le fleuve Parana. Nous pensions rester quelques jours et gonfler le zodiac, mais le temps pluvieux et le lac agité ne nous retiennent pas. Pas plus que Concordia, la grande ville voisine, qui semble sombrer dans un inévitable déclin ; petites maisons, place centrale laissée à l'abandon et voitures des années 50 à bout de souffle.
Victoria, elle, au contraire, se refait une beauté. Élégante place centrale avec son authentique kiosque à musique
, sa municipalité
restaurée d'où partent en quadra les rues bordées de bâtiments coloniaux.
En Amérique du Sud, mais plus particulièrement en Argentine à cause de son relief plat, toutes les villes et les villages sont construits en quadras,
c'est à dire en blocs réguliers de 100 mètres x 100 mètres dont toutes les rues se croisent à angle droit. En partant de la mairie, en général sur la place centrale, chaque maison est numérotée de 0 à 100 dans le premier quadra, de 101 à 200 dans le deuxième,
etc.
Entre Victoria et Romarin, sur environ 70 km, on circule sur des digues et des ponts pour traverser une longue zone marécageuse en bordure du rio Parana qui ressemble à si méprendre au Pantanal Brésilien.
Nous rentrons le point GPS donné par un ami, pour nous rendre au camping municipal de Granadero Baigorria dans la banlieue de Rosario, mais arrivons au milieu d'un bidonville
pas très rassurant où les "cartonneros" sont à l'oeuvre. En fait il s'est un peu mélangé les pinceaux, mais grâce à la cartographie de notre GPS où figure tous les centres d'intérêts (supermarchés, restos, hôtels, campings), nous retrouvons vite le bon chemin. A cette époque de l'année, le camping est calme, seulement quelques tentes de jeunes qui fabriquent un peu d'artisanat (colliers, pendentifs, etc) et une famille Allemande en camion qui commence un tour d'Amérique du Sud.
Je profite du branchement 220 v pour avancer un peu le montage du film vidéo, mais avec l'ordinateur qui rame, la semaine n'y suffira pas ! Pendant ce temps là, Claude en profite pour
pianoter sur Internet, il faut bien s'occuper.
Avec sa promenade au bord du rio Parana et ses immeubles du XIXe, Rosario est une ville agréable. Ne pas rater la visite du magasin Falabella du centre ville (av Cordoba) qui a conservé ses lustres d'antan.
Nous traversons la ville de Buenos Aires du nord au sud (70 km, 3 heures) pour prendre contact avec les futurs gardiens de notre camping-car, avant de nous rendre à notre "camping" habituel dans une rue du quartier chic de Puerto Madéro à Buenos Aires. Même si nous sommes dans la rue, nous ne sommes pas malheureux, grandes pelouses environnantes, Internet Wifi et même livraison de pizzas à domicil
e.
.
Nous avons plusieurs visites de Stéphane, (nocybb) qui attend l'embarquement. Son camping-car ayant des problèmes mécaniques, il est obligé de l'accompagner jusqu'en France.
Nous en profitons pour visiter le quartier de Recoleta, restos sélects, architecture européenne et parcs ombragés où se presse le dimanche des
cen
taines d'artisans qui travaillent tous les matériaux imaginables. Mais le clou du "spectacle", c'est le cimetière de Recoleta, ce "Père Lachaise latino-américain" dessiné par un Français et ouvert en
1822.
Un véritable petit village qui abrite de somptueux caveaux et monuments funéraires.
Plus de 50 ans après sa mort, le plus fleuri reste toujours celui d'Evita Perón, la femme du Président qui fit beaucoup pour les pauvres.
Mardi 2 septembre 2008
Nous rejoignons le quart
ier de Burzaco au Sud de Buenos Aires où nous stationnons notre véhicule entre les 4x4 de Français, Suisses, Allemands et Hollandais, qui comme nous, rentrent en Europe pour l'été.
Le 2 septembre, nous nous envolons pour la France, Buenos Aires - Paris - Genève tout près de chez nous, bien pratique.
Retour en France du 3 septembre au 17 novembre 2008
Lundi 17 novembre
Retour en Argentine
. Ca tombe mal, Air France a justement décidé de faire gr
ève aujourd'hui !
Du coup, nous changeons nos billets pour un vol Alitalia : Genève / Rome / Buenos Aires et malgré un confort sommaire, nous arrivons 17 heures plus tard à destination. Un peu de bricolage avec les divers accessoires que nous avons ramené et rencontre avec nos voisins de parking Fred et Anne, http://zigzagcruiser.blogs-de-voyage.fr/ , qui sont aussi de retour.
En route pour Puerto Madero, notre bivouac préféré de Buenos Aires. Fred et Anne nous rejoignent rapidement et nous rencontrons les Gasull, des voisins de l’Ain qui « tournent » dans « notre » quartier. Pas étonnant, ils lisent eux aussi Exploracy !
Mais tous les quartiers de la capitale n’ont pas l’air aussi calme ! Alors que nous sommes à Caminito, que le soleil est encore haut et chaud (28°), nous décidons de rentrer à pied en traversant le quartier de La Boca. La Boca, le stade, Maradonna, ça vous dit quelque chose !
Un Argentin, un peu illuminé (par Dieu à priori) nous conseille de ne pas poursuivre dans cette direction, trop dangereux ! Cent mètres plus loin, un policier, pourtant armé et muni d’un gilet pare balles, nous intime de faire demi tour ! Claude lui demande s’il ne voudrait pas plutôt nous accompagner ; c’est non. Du coup, on monte dans un taxi qui s’empresse de fermer les portes à clé et de faire un grand détour pour éviter le quartier ! Pas très rassurant tout ça !
Après quelques courses, quelques bouffes, quelques connexions Wifi pour donner des nouvelles, c’est le départ vers le Sud et la Patagonie.
Nous traversons des centa
ines de kilomètres de Pampa, où s’égraine d’immenses Estancias dont les fermes, souvent très éloignées, nous restent invisibles. Le vent, la sécheresse et la température qui flirte avec les 34° a fait blondir les blés, les prairies mais aussi les jeunes pousses de maïs ! Des paysans itinérants, qui partent moissonner de ferme en ferme se déplacent toujours avec leurs caravanes.
Le Rio Negro et son vieux pont métallique marque l’entrée nord de la Patagonie.
Nous stationnons sur la côte Patagone en bordure de l’océan Atlantique au Balneario El Condor.
.
C’est dans ici, dans une longue falaise percée comme un gruyère que nichent plus de 35000 perroquets verts.
.
C‘est le plus grand rassemblement du monde. Dès l’aube, ils s’envolent en vagues ondulantes et assourdissantes à la recherche de nourriture. Du bas de la falaise, le spectacle est sans cesse renouvelé ; pendant que certains chassent les intrus, d’autres se reposent, tandis que les couples, eux, se fond des mamours. Mais dès que l’on s’approche un peu trop, tous crient à tue tête pour nous éloigner. Attendrissant !
Nous continuons notre descente vers le sud en empruntant la piste de ripio qui longe la côte au plus près. Lorsque que vers 8 heures, le vent se calme et que le soleil est encore chaud, nous piquons une tête dans l’océan. Pas trop longtemps quand même, on n’est encore pas dans les Caraïbes !
Aujourd’hui, on a vou
lu bivouaquer trop près de la mer ! Malgré le 4x4, les vitesses courtes et le blocage de différentiel, rien n’y fait, il faut sortir le matériel. Dégonflage, pelles et plaques à sables ; après une demi heure d’efforts, on s’en sort, mais on a du trop forcer sur la mécanique et maintenant la boite réductée fait du bruit ! En tous cas, il ne nous reste plus qu‘à rejoindre au plus vite la ville de Trelew, à 400 kms d’ici, pour essayer de réparer.
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On s’arrête quand même à La Loboria où des centaines de lions de mers 
(appelés aussi otaries de Steller) se prélassent sur la plage pendant que d’autres s’amusent dans des piscines naturelles au milieu des rochers. Les plus gros d’entre eux, les mâles, peuvent mesurer jusqu’à 4 mètres de longueur et peser plus de 400 kgs. Du haut de la falaise où une passerelle a été aménagée pour mieux les observer, leurs grognements rauques font vibrer l’air au milieu des bourrasques de vent.
Dans ces régions inhospitalières sans aucun abri sûr, où les vents peuvent se déchainer en quelques heures, les pêcheurs sont obligés de remonter leurs bateaux à l’aide des tracteurs.
.
Lundi 1 décembre 2008
Nous sommes à Trelew, chez Maurice, un Argentin d’origine française qui est mécanicien, ça va beaucoup nous faciliter les choses. Changement du roulement de roue AVG qui grogne un peu, puis démontage et graissage du démarreur. Ensuite, Maurice, qui n’ait pas spécialiste des boites de vitesse, préfère m’accompagner chez un de ses collègues. Pas facile ! Le premier part en vacances, le deuxième est surbooké, mais le troisième, Mario, accepte de démonter la boite réductée. les mécanos démontent quelques boulons et écrous, sortent la masse, aie aie aie, mais le carter ne veut pas sortir et ils commencent à baisser les bras !
Dans notre malheur, alors que nous sommes au fin fond d'une zone artisanale à moitié déserte, nous avons une connexion wifi excellente.
Mardi matin, debout à 5 heures pour passer quelques coups de téléphone ; à Phillipe, notre ami mécano de St Martin Bellevue, qui a démonté la boite il y a 4 ans, mais qui ne se souvient plus comment ; à Dangel, qui après 3 /4 appels, fini par nous envoyer un schéma de la boite et la procédure pour la démonter. Heureusement, car nous n’aurions jamais trouvé la goupille cachée au fond d’un trou, qui bloquait tout.
Après démontage, vous pouvez voir ce qu’il reste de la boite
! D’aille
urs, je me disais bien que nous avions le seul véhicule en état du garage !
A la vérité, ils nous ont bien dépanné, en France, alors qu’il aurait fallu acheter à prix d’or les deux engrenages grippés, ils se sont contentés de rectifier les portées pour un moindre coût. D’après eux, la panne est due soit aux écrous de bout d’arbre desserrés, soit aux morceaux de la came du compteur de vitesse qui s’est cassé et dont les morceaux sont venus se coincer dans les engrenages. C’est vrai que depuis un moment, on se demandait bien ou était passé cette came !
Vendredi 5 décembre 2008
Les réparations terminées, nous remontons jusqu’à la péninsule Valdés, une presqu’île où une poignée d’estancias élèvent guanacos et moutons mérinos par milliers, l’herbe étant trop rare pour l’élevage bovin.
Mais la péninsule Valdès, est avant tout une réserve naturelle où se concentre un nombre impressionnant d’animaux marins :
-les éléphants de mer
, phoques pouvant peser jusqu’à 4 tonnes pour 6
m de
long, dont les mâles restent entre eux, d’ou l’expression ... comme un phoque.
-les lions de mer, plus petits, et qui contrairement aux phoques qui sur terre se déplacent comme les chenilles, s’appuient sur leurs nageoires.
-les baleines franches
, que nous avons la chance de voir juste devant notre bivouac au port de Piramides, sont les plus grosses que l’on puisse observer ; 12 m de long pour un poids de 30 tonnes, elles peuvent plonger jusqu’à 1500 m de profondeur.
.
Sur le parking, un tatou velu (el pichi) qui ressemble à un animal préhistorique, vient quémander
de la nourriture.
Quand au putois, nous ne le verrons pas, mais d’après les panneaux d’informations, leurs pets sentent tellement mauvais, que pour se débarrasser de l’odeur, le seul moyen est de laver les vêtements avec de l’ammoniaque, de la sauce tomate ou de les enterrer un certain temps !
Après une nuit au camping de Puerto Piramides afin de nous décrasser après 4 jours passés dans les garages, nous bivouaquons sur la plage de Pardelas. L’eau n’est pas bien chaude, mais la température extérieure nous invite quand même à la baignade. L’endroit est si désert que les maillots de bain sont superflus !
Bon, c’est pas tout, la marée monte et il faut décamper !
Mercredi 12 décembre 2008
Retour à la case départ, c’est à dire à Trelew, la boite de vitesse Fiat « pisse » l’huile et il y a un bruit à l’intérieur.
On a le temps de d’aller jusqu’à la gare routière et de se faire une idée des transports en commun……..d’antan, car rassurez vous, les nouveaux modèles sont ultras modernes.
On a aussi le temps de prendre des nouvelles de nos amis voyageurs :
« Roulmaloute », Annick et Bruno qui pédalent du nord au sud du Chili ont déjà fait 4800 kms et sont actuellement en révision à St Martin de Los Andes (ce sera surement plus simple que pour nous). « Passagers du monde », Pascale et Michel qui voyagent en sidecar et se sont envoler pour l’Afrique du Sud. Les Gasull, Claude et José nos voisins de l’Ain qui circulent en Uruguay à bord de leur Toy/Logemobile. « Fraval », Valérie et François avec leur Toyota Hiace qui bullent toujours sur les plages de Thaïlande en attendant la fin de la mousson. « Cheminsdumonde », Géraldine et Yann avec leur vieux HY Citroën qui mécaniquent en Malaisie. « Zigzagcruizer », Fred et Anne et Renata et Bruno qui se sont retrouvés dans la pampa Patagone. « Bagheerafrica », Evelyne et Marc avec leur Ivéco 4x4 qui bullent sur une plage Tanzanienne mais qui entendent des bruits dans la boite de vitesse ! Ca me rappelle quelqu’un ! « Pestelif », Annie et Daniel avec leur Ford 4x4, que nous avons rencontrés à Trelew la semaine dernière. « Latortuesélène » Nanou et Denis et leurs enfants qui trainent leur carapace désarticulée quelque part entre la Malaisie et la Thaïlande, mais qui restent bien silencieux depuis quelques jours ; manque de wifi à priori ! « Vivresonrêve » la famille Tabbert et « Célaventure » la famille Motte qui rembarquent pour la France à la fin du mois. « Landandino
» Marie-Paule et Jacques qui sont en Patagonie à une centaine de kilomètres d’ici et qui ont bien des problèmes avec leur Land-Rover ; je vois déjà les Toyotistes qui sourient ; mais non, il ne s’agit pas de problèmes mécanique ! Ils ont dépassé de quelques semaines la durée maximum (8 mois) d’importation temporaire d’un véhicule sur le sol Argentin (hospitalisation en France, retard du bateau de retour…) et maintenant la douane leur réclame 10 000 $US (ramené à 4500 $US après l’intervention d’un avocat) pour récupérer leur véhicule ! La vraie galère. Quand je pense qu’il a faillit nous arriver la même chose en Bolivie pour un jour de retard, mais que le douanier, sympa, nous a demandé une facture de mécanique (bidon) pour justifier notre retard et nous éviter l’amende.
Et puis bien d’autres qui circulent au Chili, Pérou, Bolivie, Equateur, Uruguay, Brésil, en Afrique ou en Asie, mais la liste serait trop longue pour les citer tous. En tous cas, bonne route à tous, et « suerte ». (qui signifie “ bonne chance“ et que tous les argentins nous souhaitent dès qu’ils nous rencontrent.
En attendant notre rendez-vou
s de lundi chez Mario, notre mécano « préféré », (enfin, si on pouvait s’en éloigner un peu…), on rejoint Rawson pour passer le week-end à la plage. A part quelques camping-cars locaux, la petite station balnéaire est encore calme, les vacances ne commencent réellement que d’ici une quinzaine.
En fin d’après-midi, alors que nous sommes installés sur la plage, nous avons la visite d’un couple de retraités argentins qui avaient relevé le nom de notre site la semaine dernière à Puerto Piramides. Depuis, ils l’ont épluché de long en large et connaissent tout de nous et de notre camping-car. Du coup, ils sont très heureux de le visiter, d’autant plus qu’ils en possèdent un qu’ils ont entièrement construit.
Mercredi 18 décembre 2008
Ca fait déjà 3 jours que nous sommes au garage, ça commence à bien faire ! Ils ont déposé et ouvert la boite de vitesse
pour contrôle et nettoyage ; il restait quelques morceaux métalliques provenant toujours du pignon de compteur cassé, mais rien de plus. On attend simplement le joint spi qui devrait arriver aujourd’hui de Bahia Blanca.
La nuit on habite dans notre camping-car dans le garage,
c’est pratique, tranquille, mais pas très romantique ! En plus, le matin il faut se lever tôt, (alors qu’on n’a rien à faire) car les ouvriers attaquent dès 8 heures pour terminer la journée à 19 heures. Ils n’ont pas une avance terrible, mais ça fait quand même 10 heures de travail par jour.
Pendant ce temps là, on s’emmerde un peu ; Claude surf sur Internet, lit, tricote, va faire les courses (4 kms à pied, ça use, ça use…), et s’est mise à la cuisine. Pendant ce temps la, j’en profite pour recomposer le site afin d’en faire une version PDF imprimable. Gros boulot.
Samedi 20 décembre 2008
21 heures, ça y est, on est arrivé au bout du monde avec un temps de fin du monde.
Bon, ou j’en étais resté ? A oui, nous étions toujours au garage.
Jeudi à la tombée de la nuit, la boite enfin remontée, on prend la route sans plus attendre.
Malheureusement, je m ‘aperçois très vite que la boite de vitesse fuit toujours, mais en plus je n’ai plus de syncros ! Que faire, continuer ou revenir ?
Seulement, voilà, notre ami Patrick et sa copine Anne, qui naviguaient autour du Cap Horn nous attendent demain soir à Ushuaia à 1800 kms d’ici pour faire un bout de route avec nous. Démontage du carénage, contrôle des niveaux, puis on continue, quitte à revenir courant janvier.
Arrêt rapide à Punta Tombo où un million de pingouins
(manchots de Magellan) sont réunis ; la plus grande colonie au monde. Ils sont arrivés là un beau jour de 1947 sans que l’on sache pourquoi, et depuis, ils reviennent tous les étés.
Pendant que les uns se dandinent, d’autres se reposent ou nourrissent leurs petits nés le mois dernier.
Pendant que je prend ses congénères en photo il y en a un qui m’attrape les mollets.
La ruta 3 continue, interminablement plate et rectiligne à travers d’immenses plaines
recouvertes d’une végétation rabougrie que broutent quelques guanacos et les milliers de moutons.
Descente sur Comodoro Rivadavia, où depuis 1907, les pompes à balancier aspirent inlassablement le pétrole.
Après avoir longé la côte sur
plusieurs centaines de kilomètres, on quitte l’Argentine pour le Chili, puis, quelques kilomètres plus loin, on traverse le détroit de Magellan pour rejoindre la Terre de Feu qui est une île.
En 1520, lorsque Magellan arriva à l’extrême sud de l’Amérique et qu’il vit les innombrables feux de camp allumés par les Indiens Yamana pour se réchauffer, le nom de la région était tout trouvé.
Bientôt, la bonne route fait place à une piste de ripio (cailloux) peu entretenue ; pas étonnant, cette route chilienne n’est utilisée que par les argentins qui se rendent à Ushuaia, et entre chiliens et Argentins, ce n’est
pas le grand amour, toujours des histoires de frontière…
Dès qu’on entre de nouveau en Argentine à San Sébastien, le relief s’accentue, la route se tortille, les forêts recouvrent les vallées, les maisons colorées s’accrochent aux collines ; puis au loin, les hauts sommets de la queue de la Cordelière des Andes accrochent les nuages.
Pluie, neige, vent violent, ciel bouché,
c’est une vision de fin du monde ; puis une longue descente dans une pénombre d’apocalypse et la mythique Ushuaia apparaît. Magique.
Pari gagné, on a fait 1800 kilomètres en deux jours (avec 2 frontières à passer), on est à l’heure au rendez v
ous.
La petite ville d’Ushuaia (70000 habitants) s’étire le long du canal de Beagle
qui relie l’Atlantique au Pacifique. Juste deux ou trois rues principales bordées de nombreuses maisons recouvertes de bois ou de tôles peintes de couleurs vives qui datent du début du siècle dernier.
.
.
Dans quelques bars,
comme le El Almacen où Patrick nous offre le café, le temps a suspendu son vol ; planchers anciens, comptoirs de vielle épicerie, jouets anciens, rien ne date d’hier.
Ushuaia est un grand port de commerce, mais aussi
le principal port touristique d’ou partent les paquebots de croisière en direction de l’Antarctique.
Visite du musée qui retrace l’histoire de l’ancien bagne dans lequel il est installé et des expéditions légendaires en Terre de Feu. En construisant ce pénitencier à Ushuaia en 1902, les autorités avaient comme but de peupler et d’exploiter ce coin perdu d’Argentine.
Camping nature et ballades agréables sous un ciel presque bleu dans le Parc National de la Terre de Feu au milieu de forêts d’arbres morts aux couleurs
gris clair.
C’est en arrivant au bord de la petite baie de Latapia que se termine la ruta 3, à 3079 kms de Buenos Aires. C’est fine del mundo.
Dans la baie d’Ensenada Zaratiegui, une cabane bureau de poste d’où part le courrier le plus austral du monde
Ce soir nous rejoignons le camping La Pista del Andino où nous trouvons une concentration de voyageurs Français
tout à fait incroyable. L’émission de Nicholas Hulot doit y être pour quelque chose !
Retrouvailles avec certains, premier contact humain avec des correspondants Internet et premières rencontres avec d’autres.
L’apéritif, chaleureux et animé, est le bien venu pour nous réchauffer un peu.
Située au bord de l’eau dans une c
rique abritée du canal de
Beagle (qui relie l’atlantique au Pacifique), l’estancia Haberton est la plus ancienne de la Terre de Feu.
Fondée en 1886 par le pasteur Thomas Bridges qui fut le premier Européen à vivre en Terre de Feu, elle servit de refuge aux Indiens Yamana pourchassés par les chasseurs de têtes.
En cours d
e route, pendant que Claude surveille, A
nne répare les ponts (avec du bois encore plus pourri que celui d’origine),
Patrick fait de la mécanique (ça doit bien être la première fois !).
Quelques images de la Terre de Feu :
Nous avons passé 73 jours en Argentine. Dépenses : 3300 € (dont 1000 € d'entretien c-car; pneus, boite de vitesse, roulement).
Nous avons parcouru 10 000 kms. Total cumulé : 26300 kms.
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Le 24 décembre 2008, le voyage se poursuit au Chili.
15.11.08
PEROU PRATIQUE
PAGE PRATIQUE PEROU Juillet/Aout 2009
Change : 1 € = 4 nouveau Sol (NS)
Tout nos bivouacs points GPS PDF bivouacs_BOLIVIE_PEROU_O9
Douane : 1er passage à Casani (près de Copacabana) : 3 mois pour le véhicule et les passagers. Attention : les douaniers réclament l'assurance du véhicule. Rien à payer.
Assurance auto : prise à Salta, voir page pratique Chili/Argentine.
Police : beaucoup, beaucoup de flics en 4x4 le long des routes, mais en général ils ne nous arrêtent pas, ou alors, c'est juste pour discuter.
Routes : généralement en très bon état, mais presque toujours payantes.
Diesel : entre 9 et 10 NS le galon (1 galon=3,8 litres). De 2.36 à 2,63 Ns/litre.
Sécurité : Pas de problème pour le moment, mais il faut rester très vigilant concernant la fauche.
Assurance auto : prise à Salta, voir page pratique Chili/Argentine.
Internet : Beaucoup de cyber même dans les villages, mais nous n'utilisons pas car nous trouvons souvent du wifi.
Wifi spots : Aréquipa : Hotel/camping "Las Mercedes". Cusco : camping Quinta lala. Nazca : Hôtel/camping "La maison Suisse". Huaraz : Hôtel /camping "Santa Cruz". Huanchaco : sur la plage S 08°04 403 W 79°07 176 ou camping RV Garden à 200 m. Ville de Paita : le long de la plage, S5°05 132 W81°06 619.
Pour la situation des Hôtels ou campings, voir tableau des bivouacs.
Mécanique : A La Paz, (Bolivie) réfection complété de la boite de vitesse chez Ernesto. Achat de 6 pneus + 1 éclaté.
Météo : sur les bords du lac Titicaca : ciel bleu, 15/20° le jour, - 2° la nuit. Aréquipa /Cusco beau temps, 20/25° le jour, 6° la nuit. Nazca : beau et chaud. Sur la côte nord, beau temps à partir de 11 h et chaud, mais beaucoup de vent et mer froide.
Infos diverses :
Puno : tour à la journée des îles flottantes du peuple Uros et de l'île de Taquille. Nous sommes parti avec Inka Tours qui nous a accosté lorsqu'on marchait vers le port ; 30NS/pers. Même tarif sur le port.
Décevant, c'est du grand guignol ! On visite une minuscule île flottante aménagée pour les touristes où des Uros ? viennent à la journée pour faire du commerce.
Pour ceux qui sont allé à l'île del Sol en Bolivie, la visite de Taquile ne présente pas un grand intérêt ; une demi heure pour visiter, une autre pour manger (pas la choix du resto), et il faut reprendre le chemin (en groupe) pour rejoindre le bateau.
Peut être serait il préférable de chercher une agence qui fait visiter les îles flottantes vraiment habitées par le peuple Uros.
Aréquipa : très belle ville coloniale, visite du couvent intéressante, supermarché Véa proche du camping.
Circuit du canyon de Colca, boucle dans le sens des aiguilles : environ (500 kms dont 300 de pistes), faire un bon plein de carburant.
Tambillo /Huambo : piste caillouteuse avec quelques cols à 4200 m peu fréquentée (3/4 véhicules jours). Utilisable par tout véhicule ayant une bonne garde au sol. Bivouac sur la place de Huambo, pas de commerces.
Huambo/ Cabanaconde : piste moyenne, beaux paysages de cultures en terrasses, cols à 4200 m. Bivouac sur la place de Cabanaconde, commerces, restaurants. Possibilité d'acheter ces merveilleux chapeaux brodés (dans le village) pour 80 soles.
Pour descendre à l'Oasis (ou Sangalle), en bas des gorges, suivre la ruelle de gauche en face de l'église qui part en direction du canyon (on passe devant l'hôtel Valle del Fuego) et continuer le chemin bien tracé. 2 heures de descente escarpée "hard" par un chemin rocailleux. Arrivés presqu'en bas, si vous voulez vous baigner, mieux vaut ne pas suivre les panneaux "Oasis Bungalows"(payant et pas très sympa), tirez plutôt sur la gauche vers "Paradaiso Bungalows" (flèches bleues) où la piscine dans les rochers est plus sympa et accessible gratuitement moyennant consommation au petit bar. En continuant 100 m plus loin, accès libre a la plage et à la baignade au Rio Colca.
Remontée épuisante (voir notre blog) de 4 heures sous un soleil de plomb. Possibilité de remonter sur des ânes pour 30 ou 40 soles. Le mieux est surement de coucher en bas dans les logements sommaires et de remonter tôt le matin à la fraiche !
Deux mirdors : Anchachigua en ville, tout proche, vue moyenne ; San Miguel à la sortie de la ville (panneau) direction Chivay, le plus impressionnant.
Direction Cruz del Condor par une bonne piste fréquentée par les bus et Tours Opérateurs. Beau parking 14 kms plus loin à Cruz del Condor pour un bivouac tranquille et voir les condors le matin entre 8 et 10 heures.
Sur la piste payement de la taxe touristique : 35 NS/pers ; ils ne se mouchent pas du coude !
Au gros bourg de Chivay ,stations services, commerces et quelques kilomètres plus loin, piscines thermales "la caléra"à 39° ; baignade bien agréable. Entrée 10 NS/pers.
Montée jusqu'à un col à 4850 m par un bon goudron, puis goudron pourri jusqu'à la jonction avec la nationale Juliaca/Aréquipa.
Cuzco
Visite "économique" des sites Incas environnants et de différents monuments de Cusco.
Achat d'un pass "boleto turistico"(valable 10 jours et permet de visiter 16 sites principaux) 130 NS /pers à l'entrée du premier site visité, pour nous : Sacsahuaman près du camping.
Visite des principaux sites de la "Vallée sacrée des Incas" qui va de Pisac a Ollantaytambo ( tous compris dans le pass). Il est préférable de visiter le site d'Ollantaytambo dans la matinée, car à l'ombre dès le début d'après-midi.
Machu Picchu, par la route et la piste jusqu'à Hydro-electrica.
Cuzco / Ollantaytambo : 100 kms de belle route goudronnée.
Ollantaytambo /Alfamayo : 80 kms (2h)de goudron, col à 4300m.
Alfamayo /Santa Maria alt 1200 m : 36 kms (1h30)de bonne piste caillouteuse (tous véhicules).
Santa Maria / Santa Teresa, alt 1600m : 1ere option : la piste du café ; après 4 kms, tourner à droite au S 13°01 770 W 72°37 570--33 kms de piste (1h30) au milieu des plantations de café et de bananiers--étroite, pas de circulation. 2ième option : la piste qui longe + ou – le rio Urubamba ; directe—24 kms de piste (1h)— étroite par endroits, peu de circulation, accessible à tous véhicules.
Santa Teresa / Hydro-electrica : 1ere solution pour les gros camping-cars : stationner le véhicule à la sortie de Santa Teresa au camping Inka Tour (proprio sympa, 10 NS/nuit) S 13°07 930 W 72°35 773, puis taxi ou collectivo depuis la gare routière à Hydro-electrica (de 3 à 5 NS) ou marche à pied (environ 2h). 2ième solution pour les véhicules compacts 4x4 ou petit c-cars (ça ne croise pas partout et beaucoup de circulation à certaines heures) : prendre la piste d' Hydro-electrica, stationnement gardé (10NS/nuit) sur la droite un peu avant le pont, reste 500m jusqu'au train.
Les tickets de train Hydro-electrica / Agua-Calientes (Machupicchu Pueblo) doivent s'acheter à la gare routière de Santa Teresa entre 10h et 15h. Prix : 24 NS/per. Départ du train à 16h30, 45 mn de trajet ou 2h30 à 3h à pied.
Agua Calientes alt 2000 m : chambre double à partir de 40 ou 50 NS, beaucoup de propositions, inutile de réserver. Acheter le billet de bus (21 NS) et l'entrée au Machu Picchu (124 NS) dès votre arrivée.
Montée au Machu Picchu, alt 2400 m : à pied (2h) ou en bus. Le premier bus part à 5h30 (le site ouvre à 6h). Si vous voulez être sur d'arriver dans les 400 premiers pour pouvoir monter au Wayna Picchu, alt 2700 m, faire la queue à partir de 4h30 / 4h45. (Nous avons fait la queue à 4h45, n'avons eut que le 7ième bus de 30 places, le numéro 140/400 et n'avons pu monter qu'a partir de 8h). Une vraie école de patience!
VISITE DU MACHU PICCHU contrairement à ce que disent les guides (écrit) on peut très bien emmener le pique-nique.
Descente vers Agua Calientes : en bus ou 1h15 à pied.
Agua Calientes / Hydro-electrica : départ du train à 12h30 ou à pied en suivant les rails 2h / 2h30. (possibilité de couper les derniers virages en prenant un sentier qui descend à travers les bananiers peu après la deuxième maison). Belle balade à la fraiche dans la forêt tropicale. Des taxis attendent (de jour) presque toujours à Hydro-electrica.
PS : Si votre véhicule est à Hydro et que vous comptez descendre directement après la visite du Machu, prendre toutes vos affaires, les déposer à la consigne de l'entrée du site ; à la descente cela permet de "prendre" la voie ferrée juste après la traversée du pont sans avoir à retourner jusqu'à Agua Calientes.
Amazonie depuis Cusco : Programme 4 jours / 3 nuits au Lodge Corto Maltes (tenu par 2 français, Catherine et Georges, frère et sœur) près de Puerto Maldonado sur le Rio Madre de Dios.
Vol aller /retour avec la compagnie LAN, 145 $US, réservation par Internet.
Lodge tout compris : 300 $US, réservation par Internet. Voir programme sur leur site en français, www.cortomaltes-amazonia.com. Logement agréable en bungalows individuels, programme varié et intéressant. Guide Péruvien francophone (nos avons eu Carlos) sympathique, connaît bien son sujet et donne beaucoup d'explications. Un bon aperçu de la jungle en quelques jours. Prix vraiment tout compris.
Attention : emmener des vêtements chauds, car si normalement, il fait (très) chaud et humide, quelques fois il peut faire froid, moins de 15°, ce fut le cas pour nous.
Sur les bateaux et dans les "cases" sans fenêtres, ça caille.
Ne pas oublier les K-ways et l'anti moustique ; les bottes pour les balades boueuses sont fournies par le Lodge (les capes de pluies aussi si vous n'en avez pas).
Nazca : Réservation du vol à la maison Suisse juste en face de l'aéroport (pour nous il n'y avait plus de places avant 2 jours) ou directement à l'aéroport (nombreuses compagnies).
Prix : 55 $US avec des avions à 3 rangées de sièges (il y en a forcément un par rangée qui ne voit rien), ou 60 $US avec des avions de 6 à 9 places à 2 rangées de sièges + 20 soles / per pour taxes d'aéroport. Vol d'une demi heure.
Nous avons réservé le soir pour le premier vol du lendemain prévu à 7 heures ; nous n'avons décollé qu'à midi à cause de la brume très fréquente le matin. Si nous avions su, nous aurions "volé" la veille en fin d'après-midi comme on nous le proposait, la lumière était aussi bonne.
Le pilote montre les figures dès qu'on arrive dessus et passe deux fois sur les figures en virant alternativement à gauche et à droite pour que tout le monde voit bien.
Nous nous sommes arrêtés au mirador, on ne voit strictement rien, la seule solution, c'est l'avion!
Huacachina près d'Ica: des kilomètres de dunes autour d'une petite oasis. Location de surf de sable pour 3 NS/h. Impossible de surfer debout, les scratchs ne tiennent pas, par contre, allongés en rentrant bien les coudes (voir photos du blog) c'est super.
Ballades en buggys d'environ 1h15 dans les dunes (45 NS / per), impressionnant, attachez bien les ceintures !
Cordillera Blanca y Negra de Paramonga à Chimbote
Paramonga à Huaraz : 200 kms de route asphaltée qui grimpe jusqu'à 4100 m.
Huaraz : Mirador de Rataquenua (grande croix rouge), remonter la grande avenue Villon jusqu'en haut, arrivé devant le cimetière le longer par la droite et continuer la piste jusqu'au sommet de la colline. 45 mn à pied depuis l'hôtel Santa Cruz (voir tableau des bivouacs), ou 10mn en voiture. Belle vue sur la ville et la cordillère blanche.
Yungay : Lagos Llanganuco dans le Parc National Huascaran, entrée 5 NS/pers. La piste de 25 kms, accessible à tous véhicules, part de la nouvelle ville de Yungay (panneau indicateur) ; attention, à la fin du béton, prendre la piste qui part vers la droite. Deux beaux lacs bleus azur.
Après les lacs, continuer quelques kilomètres, super vue sur les sommets avoisinants de plus de 6000 m, super beau.
Caraz : Laguna Paron dans le même parc, mais entrée 10 NS/pers. Lorsque vous êtes en haut de Caraz, prendre la piste sur la droite au S 09°02 273 W 77°48 782, ou de la nationale, tourner à droite au S 09°02 195 W 77°49 221 et continuer toujours tout droit.
Faites comme moi, n'oubliez pas la moustiquaire, les taons attaquent en rangs serrés.
Canyon de Pato : à environ 20 kms de Caraz sur la route de Huallanca. L'asphalte s'arrête à 15 kms de Caraz puis piste vertigineuse accessible à tous véhicules. Sur 13 kms, la piste bosselée et étroite se faufile à flan de falaise qui tombe 200 m plus bas dans le Rio Santa. Traversée de 25 ou 30 tunnels (on a pas compté), bruts d' explosifs, embrumés par le passage des bus et des camions. Atmosphère irréelle. Splendide et impressionnant.
Pour ceux qui n'ont pas fait la "Ruta de la Muerte" en Bolivie, le passage du Canyon de Pato peut être un bon substitut ! Amateurs de sensations fortes, n'hésitez pas, foncez !
La piste redescend ensuite sur Huallanca, village au ¾ privé (EDF local), bivouac difficile voir impossible. D'ailleurs, les bivouacs entre Caraz et Chuquicara ne sont pas nombreux, ne pas attendre la dernière minute.
Huallanca à Chuquicara : Les 67 kms de descente continue, sur une piste généralement large, est accessible à tous véhicules (aucun franchissement). Jamais entretenue, ravinée, bosselée et caillouteuse elle ne permet guère une moyenne supérieure à 15 km/h. Ca tombe bien, les paysages sont sublimes.
La piste traverse des vallées colorées constellées de mines de charbon, des canyons vertigineux, des tunnels étroits et longe constamment les flots tumultueux du Rio Santa.
Le parcours Caraz / Chuquicara (105 kms) est le plus beau que nous ayons emprunté au Pérou.
Chuquicara/Chimbote : 75 kms de route asphaltée dans une vallée qui s'élargit.
Trujillo : près du site de Chan Chan, super marché et bricolage : S 08°06 100 W 79°03 058. Garage Peugeot (Fiat) S 08°08 133 W 79°01 045.
Chiclayo : Supermarché et bricolage : S 06°46 724 W 79°50 103. Site de Sipan : au bout du goudron tourner à gauche dans le village, site : S 06°47 963 W 79°36 039.













































